la Grèce restera en zone euro si elle respecte ses obligations

dimanche 19 août 2012 15h51
 

par Annika Breidthardt

BERLIN (Reuters) - La Grèce ne quittera pas la zone euro à moins qu'elle ne "refuse totalement" de remplir ses engagements, a déclaré samedi le président de l'Eurogroupe, alors même que l'Allemagne insiste sur le fait qu'Athènes doit mettre en oeuvre résolument les réformes convenues.

"Cela ne se produira pas, à moins que la Grèce ne bafoue tous ses engagements et ne respecte aucun accord", a déclaré le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker au journal autrichien Tiroler Tageszeitung, quelques jours avant sa rencontre avec le Premier ministre grec Antonis Samaras.

"Dans l'hypothèse d'un refus total de la Grèce s'agissant de la consolidation de son budget et des réformes structurelles, il faudra revoir la question", a-t-il ajouté.

Le ministre allemand des Finances allemand Wolfgang Schäuble avait dit samedi que l'aide allouée à la Grèce n'était pas illimitée et qu'elle ne devait pas compter sur un nouveau plan de sauvetage.

Samaras doit rencontrer Juncker, ainsi que le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel la semaine prochaine et il est probable qu'il demandera un délai supplémentaire de deux ans pour mettre sur pied les réformes exigées par la troïka en contrepartie d'un second plan d'aide international de 130 milliards d'euros.

De fait, l'accord relatif à ce programme comporte une clause prévoyant un rallongement des délais s'il s'avère que la récession qui frappe le pays est plus profonde que prévu, ce dont Samaras s'emploiera à convaincre les bailleurs de fonds.

Juncker estime que pour l'heure repousser les échéances n'est pas une obligation urgente et qu'une telle éventualité dépendra des conclusions d'une mission de la troïka, qui regroupe la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

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<p>La Gr&egrave;ce ne quittera pas la zone euro &agrave; moins qu'elle ne "refuse totalement" de remplir ses engagements, a d&eacute;clar&eacute; samedi le pr&eacute;sident de l'Eurogroupe, alors m&ecirc;me que l'Allemagne insiste sur le fait qu'Ath&egrave;nes doit mettre en oeuvre r&eacute;solument les r&eacute;formes convenues. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis</p>