La question d'une sortie de l'euro revient dans le débat

vendredi 17 août 2012 16h38
 

HELSINKI/VIENNE (Reuters) - La question d'un éclatement de la zone euro est revenue dans le débat vendredi : c'est une possibilité à laquelle il faut se préparer, a dit le ministre finlandais des Affaires étrangères, tandis que son homologue autrichien a préconisé l'expulsion des Etats membres qui ne respectent pas leurs engagements.

Ces propos, alors que la chancelière allemande Angela Merkel avait réaffirmé la veille sa détermination à tout faire pour maintenir la monnaie unique, ont amené plusieurs dirigeants politiques à allumer des contre-feux, à Helsinki et à Vienne mais aussi à Amsterdam.

Mettant les choses au point, le ministre néerlandais des Finances a déclaré que pour les Pays-Bas et pour la zone euro, la question centrale était de maintenir la cohésion du bloc communautaire.

"Nous ne spéculons jamais sur une sortie ou sur un éclatement de la zone euro. La zone euro est très importante pour les Pays-Bas. Nous avons tiré beaucoup de bénéfices de l'Europe et du marché unique", a dit Jan Kees de Jager à des journalistes.

En Autriche, le chancelier Werner Faymann a insisté sur le fait qu'il ne voulait voir aucun pays éjecté de la zone euro. "Les conséquences négatives d'un éclatement de la zone euro dépasseraient de très loin n'importe quel avantage que pourrait en tirer tel ou tel pays", a-t-il dit.

Le chancelier a ainsi répliqué à son vice-chancelier qui, pour sauver la monnaie unique, venait de plaider pour un mécanisme qui permettrait l'expulsion de la zone euro des pays qui ne respectent pas les objectifs de déficit budgétaire.

"Il faut que nous ayons la possibilité d'éjecter de l'union monétaire (...) les pays qui ne tiennent pas leurs engagements", dit Michael Spindelegger, qui est également ministre des Affaires étrangères, dans un entretien publié vendredi par le journal autrichien Kurier.

Cette idée, ajoute-t-il, a été discutée entre dirigeants européens. Elle bénéficierait du soutien de pays comme l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande, dit-il aussi. Ces pays sont les quatre membres de la zone euro bénéficiant encore d'une note de crédit triple A de la part des trois principales agences de notation.

"CAMISOLE DE FORCE"   Suite...

 
<p>Le ministre finlandais des Affaires &eacute;trang&egrave;res Erkki Tuomioja, cit&eacute; vendredi par le Daily Telegraph, estime que les dirigeants europ&eacute;ens doivent se pr&eacute;parer &agrave; la possibilit&eacute; d'un &eacute;clatement de la zone euro. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Osman Orsal</p>