Rösler veut des contreparties aux rachats de dette par la BCE

mercredi 15 août 2012 21h15
 

par Gernot Heller

BERLIN (Reuters) - Tout rachat de dette souveraine par la Banque centrale européenne (BCE) devra s'accompagner, de la part des pays concernés, d'engagements clairs en matière de réformes structurelles et budgétaires, a dit mercredi à Reuters le ministre allemand de l'Economie.

Philipp Rösler, qui dirige le parti libéral démocrate FDP, membre de la coalition de la chancelière Angela Merkel, a estimé que l'euro ne saurait faire les frais d'un manque d'efforts de certains pays dans le redressement de leur économie.

"(Le président de la BCE, Mario) Draghi a lui-même souligné que les achats d'obligations ne pourront jamais se substituer aux réformes structurelles et à la discipline budgétaire. Nous le prenons au mot", a dit Philipp Rösler lors d'une interview.

Mario Draghi a signalé au début du mois que la BCE pourrait acheter de la dette souveraine pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie, mais qu'il faudrait au préalable que les pays concernés en fassent la demande et acceptent de souscrire à des conditions strictes, une supervision européenne notamment.

Nombreux sont les responsables politiques allemands, notamment le président de la Bundesbank Jens Weidmann, à avoir récemment exprimé leurs réticences quant à la mise en oeuvre d'un programme de rachat d'obligations.

Ils redoutent qu'une telle intervention sur les marchés de la dette incite les gouvernements à faire moins d'efforts pour assainir leurs finances publiques et rendre leurs économies plus compétitives.

ÉCONOMIE ALLEMANDE "ROBUSTE"

"Nous avons tous convenus, dans le pacte budgétaire, de l'importance de la discipline budgétaire et des réformes", a souligné Philipp Rösler.   Suite...

 
<p>Tout rachat de dette souveraine par la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) devra s'accompagner, de la part des pays concern&eacute;s, d'engagements clairs en mati&egrave;re de r&eacute;formes structurelles et budg&eacute;taires, a dit &agrave; Reuters le ministre allemand de l'Economie. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>