StanChart trouve un accord amiable avec l'Etat de New York

mercredi 15 août 2012 09h41
 

par Karen Freifeld

NEW YORK (Reuters) - La banque britannique Standard Chartered a convenu de débourser 340 millions de dollars (276 millions d'euros) pour mettre fin aux poursuites du département des services financiers (DFS) de l'Etat de New York dans une affaire de transactions occultes présumées avec l'Iran.

L'accord amiable survient après une semaine de tensions transatlantiques et à moins de 24 heures d'une audition à haut risque pour Standard Chartered, menacé de se voir retirer sa licence bancaire à New York.

Le directeur du DFS, Benjamin Lawsky, affirmait le 6 août dernier que la banque avait dissimulé des transactions avec l'Iran et l'avait sommée de venir s'expliquer ce mercredi.

L'entretien est ajourné, a fait savoir le DFS en annonçant la conclusion de l'accord, qui survient alors que le directeur général de StanChart s'est rendu à New York pour prendre en main les négociations en ce sens.

Outre le règlement de l'amende, la banque s'engage à mettre en place pendant au moins deux ans un mécanisme de surveillance chargé d'évaluer ses contrôles en matière de risques de blanchiment de capitaux dans sa branche new-yorkaise, a précisé le DFS dans un communiqué.

"Les parties se sont accordées sur le fait que le comportement visé a porté sur des transactions d'au moins 250 milliards de dollars", a déclaré le DFS.

Standard Chartered avait jusqu'à présent vivement contesté ce montant mis en avant par le régulateur, estimant que les sommes incriminées étaient inférieures à 14 millions de dollars.

La banque a néanmoins salué l'accord, "une décision pragmatique dans l'intérêt optimal des actionnaires et des clients", selon un porte-parole joint par Reuters.   Suite...

 
<p>La banque britannique Standard Chartered a convenu de payer 340 millions de dollars (276 millions d'euros) pour mettre fin aux poursuites du d&eacute;partement des services financiers (DFS) de l'Etat de New York concernant des transactions occultes pr&eacute;sum&eacute;es avec l'Iran. /Photo prise le 7 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Bobby Yip</p>