RWE résiste moins bien qu'E.ON à la sortie du nucléaire

mardi 14 août 2012 17h29
 

par Christoph Steitz et Vera Eckert

FRANCFORT (Reuters) - RWE a annoncé mardi un bénéfice net en baisse au premier semestre, ce qui laisse penser qu'il s'adapte moins bien que son concurrent E.ON à la sortie du nucléaire de l'Allemagne.

Le bénéfice net de la société de services aux collectivités allemande a diminué de 0,4% à 1,58 milliard d'euros. La veille E.ON a annoncé un résultat plus que triplé à 3,13 milliards d'euros.

"Les conditions d'activité sont actuellement tout sauf favorables", a déclaré le président du directoire Peter Terium. "Intervention croissante de l'Etat dans le secteur de l'énergie, marge des centrales électriques en diminution et concurrence féroce dans la distribution d'électricité et de gaz sont autant de difficultés à surmonter."

RWE a annoncé qu'un accord récemment conclu avec le producteur gazier norvégien Statoil avait soutenu ses résultats au cours de la première partie de l'exercice en cours.

Il reste toutefois en phase de renégociations avec deux fournisseurs de gaz sur le prix de 11 milliards de mètres cube de gaz que RWE doit livrer chaque année. Son concurrent E.ON a lui achevé cette phase de renégociations.

RWE a refusé d'identifier les fournisseurs en question, tout en disant que les renégociations affecteraient des livraisons en provenance de Russie et des Pays-Bas, où les groupes Gazprom, pour le marché russe, et Gasterra, du côté néerlandais, dominent le marché.

La question des contrats de gaz est devenu un problème épineux pour de nombreux acteurs européens du gaz qui ont signé des contrats de fourniture pluriannuels avec des groupes tels que Statoil ou Gazprom à une époque où les cours étaient plus élevés et qui doivent le vendre à des prix de détail peu élevés.

DEPUIS FIN 2011, RWE A ANNONCÉ PLUS DE 10.000 SUPPRESSIONS   Suite...

 
<p>RWE a vu son b&eacute;n&eacute;fice net reculer au premier semestre, ce qui laisse penser qu'il s'adapte moins bien que son concurrent E.ON &agrave; la sortie du nucl&eacute;aire de l'Allemagne. /Photo prise le 6 mars 2012/REUTERS/Ina Fassbender</p>