Wall Street finit en légère baisse après six jours de hausse

lundi 13 août 2012 22h15
 

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a clôturé en léger repli lundi, mettant ainsi fin à une série de six séances de hausse consécutives du S&P 500, la croissance moins forte que prévu de l'économie japonaise au deuxième trimestre venant rappeler à quel point la conjoncture mondiale est déprimée.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,29%, soit 38,52 points, à 13.169,43 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,76 point, soit 0,13%, à 1.404,11 points. Le Nasdaq Composite a toutefois avancé de son côté de 1,66 point (+0,05%) à 3.022,52 points.

Avant ce lundi, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, avait progressé de 3% sur les six derniers jours boursiers, sa séquence de hausse la plus longue depuis décembre 2010. Depuis le début du mois, le S&P 500 affiche une progression de 1,6%.

"(...) Le marché reste dans un état que certains ont appelé "de fusion". Que la bonne tenue de Wall Street soit artificielle ou non, le plus grand risque pour les courtiers en ce moment est de passer à côté d'un bond vers le haut", a noté Randy Frederick, directeur chez Charles Schwab.

Avec "la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine et la Banque populaire de Chine qui se tiennent prêtes à agir pour soutenir leurs économies respectives, les risques baissiers pesant sur le marché ont été sensiblement réduits", a-t-il poursuivi.

Signe de la relative sérénité des investisseurs, l'indice de volatilité VIX, surnommé "l'indice de la peur", a également baissé, de 6,72%, alors que, généralement, il évolue en sens contraire des principaux indices de Wall Street.

Vendredi, le président de la Réserve fédérale de San Francisco avait dit que la Fed devrait lancer un nouveau programme de rachats d'obligations afin de faire reculer plus vite le taux de chômage, des déclarations qui ont à nouveau alimenté les spéculations d'une intervention imminente de la banque centrale américaine.

L'économie japonaise a crû de 0,3% entre avril et juin, moitié moins que prévu, soulevant des doutes sur la solidité de la reprise économique alors que les dépenses des consommateurs ralentissent et que la crise de la dette en Europe pèse sur la demande mondiale.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>