Wall Street tiraillée entre optimisme et prudence

dimanche 12 août 2012 20h12
 

par Edward Krudy

NEW YORK (Reuters) - Voici une nouvelle fois venue l'heure des choix sur les marchés d'actions: soit vous êtes croyant, soit vous ne l'êtes pas.

Le S&P 500 est en hausse de 12% depuis le début de l'année. Entre janvier et juillet, il a signé sa plus forte progression depuis 2003 et sa deuxième meilleure séquence de sept mois depuis 1998. Voilà qui semble bien être un marché haussier.

Mais il y a clairement un fossé entre la performance des places boursières et la grande prudence qui prévaut parmi nombre d'investisseurs. Un étrange sentiment plane en effet sur les marchés, celui que les choses pourraient d'un moment à l'autre aller terriblement mal -et ce incroyablement vite.

Le risque pour les investisseurs est qu'ils se focalisent excessivement sur les risques potentiels, comme celui d'un éclatement de la zone euro, et finissent ainsi par rester sur la touche alors que les marchés grimpent, comme c'est le cas depuis le début du mois de juin, estime Doug Cote, chef stratège marchés pour ING Investment Management à New York.

"L'erreur que font les investisseurs est d'accorder trop d'attention au risque mondial, et pas assez d'attention à des fondamentaux qui sont très résistants", juge-t-il.

Mais pour les âmes plus sensibles, l'heure des choix est difficile, nombre d'investisseurs craignant d'une part de rater un rally et de l'autre d'être pris de court par un événement négatif qui pourrait faire brusquement dévisser les marchés.

David Joy, d'Ameriprise Financial à Boston, impute la récente hausse des marchés à l'espoir de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la part des banques centrales américaine, européenne et chinoise. Il évoque le "dilemme" qui se présente dès lors aux investisseurs.

"C'est l'un de ces marchés où vous courrez un grand risque en restant à l'écart", explique-t-il. "Je n'aime pas les fondamentaux, je n'aime pas ce que je vois sur le plan économique, je n'aime pas ce que je vois du côté des perspectives de résultats, mais je dois reconnaître que les banques centrales peuvent retourner toutes ces choses."   Suite...

 
<p>Si les march&eacute;s actions am&eacute;ricains sont nettement haussiers, avec un S&amp;P 500 est en hausse de 12% depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e -sa plus forte progression depuis 2003 et sa deuxi&egrave;me meilleure s&eacute;quence de sept mois depuis 1998- il existe un foss&eacute; entre cette performance et la grande prudence qui pr&eacute;vaut parmi nombre d'investisseurs, qui h&eacute;sitent donc entre optimisme et circonspection. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Segar</p>