Le PIB de la France reculerait de 0,1% au 2e trimestre

dimanche 12 août 2012 10h34
 

PARIS (Reuters) - L'économie française devrait avoir enregistré une légère contraction au deuxième trimestre sous l'effet d'une consommation atone et surtout d'un ralentissement de l'investissement des entreprises qui risque d'hypothéquer aussi sa croissance future.

Le produit intérieur brut de la période, dont le chiffre préliminaire sera publié mardi par l'Insee, est anticipé en baisse de 0,1% par 31 économistes interrogés par Reuters, dont les estimations vont d'une croissance nulle à un repli de 0,5%.

La Banque de France table sur un recul de même ampleur et vient de publier une première estimation du PIB du 3e trimestre qui serait aussi en baisse de 0,1%, des prévisions qui, si elles se confirmaient, signifieraient que l'économie française est entrée en récession.

Dans ses dernières prévisions, fin juin, l'Insee escomptait un deuxième trimestre 2012 en croissance nulle, tout comme le premier, avant un léger rebond au second semestre qui permettrait au PIB de progresser de 0,4% sur l'année, soit légèrement plus que les attentes du gouvernement (+0,3%).

Les enquêtes publiées depuis font apparaître une baisse du moral des ménages, sur fond de poursuite de la montée du chômage, comme des industriels qui sont confrontés à une conjoncture internationale difficile, avec pour conséquence l'absence de ressorts sur lesquels un rebond pourrait s'appuyer.

"J'ai peur qu'on ait un chiffre sans grand relief, avec une demande faible, ce qui est attendu, mais surtout une composante investissement des entreprises qui risque d'être décevante" estime Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis Asset Management.

LA CROISSANCE 2013 MENACÉE

"Il y a un vrai souci de ce côté en Europe aujourd'hui et la faiblesse de l'investissement pose des problèmes pour la croissance potentielle à venir", a-t-il ajouté.

Le net ralentissement des importations de l'Allemagne constaté en juin ou le chiffre décevant des exportations chinoises de juillet sont autant d'autres signes de l'environnement dégradé du moment.   Suite...

 
<p>L'&eacute;conomie fran&ccedil;aise devrait avoir enregistr&eacute; une l&eacute;g&egrave;re contraction au deuxi&egrave;me trimestre sous l'effet d'une consommation atone et surtout d'un ralentissement de l'investissement des entreprises qui risque d'hypoth&eacute;quer aussi sa croissance future. /Photo d'archives/REUTERS</p>