La flambée des cours des céréales met les éleveurs sous pression

vendredi 10 août 2012 00h48
 

par Francois Charlottin

PARIS (Reuters) - La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et la Confédération française de l'aviculture (CFA) demandent une revalorisation des prix de vente de la volaille et du porc face à la flambée des cours des céréales qui pèse de plus en plus sur les coûts des éleveurs.

La sécheresse qui frappe la majeure partie des régions agricoles aux Etats-Unis, la plus grave depuis 1956, et les incertitudes pesant sur les récoltes des pays du pourtour de la Mer Noire ont engendré ces derniers mois une augmentation vertigineuse des prix. Depuis début juin, les cours mondiaux du blé et du maïs ont crû de 50%, ceux du soja de 20%.

Cette explosion touche directement les éleveurs français, notamment dans le secteur de l'aviculture.

"(Les volailles) sont des céréales sur pattes, dans le coût de production, l'alimentaire représente près de 65% de la dépense", fait valoir Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA.

Dans le cas de l'élevage porcin, ajoute-t-elle, la part de l'alimentation du bétail dans le prix de revient, également très élevée, est passée de 60% à 70% ces derniers mois.

Malgré une hausse de leur prix de vente, les éleveurs de porc restent sous pression. "L'aliment a plus augmenté que le prix du porc, donc cela ne solutionne rien", affirme Christiane Lambert. "Le risque, ce sont des faillites chez un certain nombre de producteurs."

Pour faire face, la première fédération syndicale agricole française réclame un geste de la grande distribution, notamment dans le cadre des accords sur la répercussion de la volatilité du prix des matières premières signés le 3 mai 2011 sous l'égide du ministre de l'Agriculture de l'époque, Bruno Le Maire.

LE GOUVERNEMENT "JUGE DE PAIX"   Suite...

 
<p>La F&eacute;d&eacute;ration nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et la Conf&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de l'aviculture (CFA) demandent une revalorisation des prix de vente de la volaille et du porc face &agrave; la flamb&eacute;e des cours des c&eacute;r&eacute;ales qui p&egrave;se de plus en plus sur les co&ucirc;ts des &eacute;leveurs. /Photo prise le 9 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>