Wall Street finit peu changée, faute de catalyseur

mercredi 8 août 2012 22h26
 

par Anna Louie Sussman

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé peu changée mercredi, dans des volumes d'échanges étroits, les acteurs de marché n'ayant guère d'éléments pour faire une décision d'investissement un jour après que le S&P 500 a clôturé au-delà de la barre des 1.400 points pour la première fois en plus de trois mois.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 0,05%, soit 7,04 points, à 13.175,64. Le S&P-500, plus large, a pris 0,87 point, soit 0,06%, à 1.402,22. En revanche, le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 4,61 points (-0,15%) à 3.011,25.

Les espoirs de voir la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE) intervenir pour soutenir une activité économique en berne est le principal facteur derrière un mouvement haussier à l'oeuvre depuis cinq semaines.

Des indicateurs macro-économiques jugés mauvais et des prévisions de croissance peu encourageantes pour les trimestres à venir devraient continuer à alimenter ces espoirs.

"(...) Les investisseurs devraient rester prudents car l'Europe ne se porte pas très bien. Nous savons que la BCE est prête à agir mais elle ne l'a pas encore fait. Donc personne ne fait rien, tout le monde attend que quelqu'un fasse un premier pas", a déclaré Doreen Mogavero, qui dirige Mogavero, Lee & Co.

L'économie britannique connaîtra une croissance très faible cette année et pourrait pâtir plus que prévu de l'impact de la crise de la zone euro voisine, a dit mercredi la Banque d'Angleterre (BoE), donnant dans le même temps peu de signes annonciateurs de nouvelles mesures de soutien.

De son côté, la Banque de France a estimé que l'économie française pourrait retomber en récession au troisième trimestre sous l'impact de la crise qui ébranle les pays du sud de l'Europe, avec pour conséquence de compliquer l'équation budgétaire du gouvernement pour 2012 et surtout 2013.

Le rendement des obligations à 10 ans espagnoles est reparti à la hausse, passant même brièvement la barre de 7% en séance, preuve que les investisseurs ne sont toujours pas prêts un blanc-seing aux décideurs européens quant à leur capacité à résoudre la crise de la dette.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>