Standard Chartered poursuivi pour des relations avec l'Iran

lundi 6 août 2012 21h27
 

par Jonathan Stempel et Carrick Mollenkamp

(Reuters) - Standard Chartered est poursuivi aux Etats-Unis dans le cadre d'une procédure qui risque de lui faire perdre outre-Atlantique sa licence bancaire en raison de soupçons de relations d'affaires dissimulées avec le régime iranien.

Selon une autorité de régulation de l'Etat de New-York, la banque britannique aurait échafaudé un système grâce auquel au moins 250 milliards de dollars de transactions réalisées avec des entités liées au gouvernement iranien ont été camouflées.

La République islamique est l'objet d'une série de sanctions, politiques et économiques, destinées à l'isoler sur la scène internationale.

Les occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire, ce que Téhéran dément, affirmant que ses recherches ne visent qu'à maîtriser les usages civils de l'atome.

En aidant Téhéran, Standard Chartered a violé la législation américaine de lutte contre le blanchiment et en engrangeant de copieuses commissions sur les transactions en cause, plusieurs centaines de millions de dollars, selon l'accusation qui ajoute que la banque britannique aurait été aidée par le cabinet Deloitte & Touche, spécialisé dans les audits, qui aurait volontairement omis de transmettre des informations aux autorités.

Benjamin Lawsky, directeur du département des services financiers de l'Etat de New York, déclare que les agissements de la banque "ont laissé le système financier américain en proie à des terroristes, des marchands d'armes, des barons de la drogue et des régimes corrompus".

"En résumé, Standard Chartered Bank s'est comporté comme escroc", ajoute-t-il dans une ordonnance rendue publique ce lundi.

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<p>Standard Chartered est poursuivi aux Etats-Unis dans le cadre d'une proc&eacute;dure qui risque de lui faire perdre outre-Atlantique sa licence bancaire en raison de soup&ccedil;ons de relations d'affaires dissimul&eacute;es avec le r&eacute;gime iranien. /Photo d'archives/REUTERS/Bobby Yip</p>