Mariano Rajoy n'exclut pas une aide européenne à l'Espagne

vendredi 3 août 2012 20h02
 

par Julien Toyer

MADRID (Reuters) - Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a admis vendredi de manière implicite et pour la première fois que Madrid pourrait solliciter une aide européenne, mais pas avant d'en connaître les conditions ainsi que les mesures envisagées en parallèle par la Banque centrale européenne.

L'Espagne ne prendra pas de décision sur le sujet avant plusieurs semaines, a-t-on appris par ailleurs auprès de l'entourage de Mariano Rajoy.

C'était la première fois depuis son accession au pouvoir en décembre que le président du gouvernement tenait une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire.

Il assuré qu'il agirait dans l'intérêt du pays, s'avançant bien plus que lors d'une conférence de presse commune tenue mardi avec le président du Conseil italien, Mario Monti. Il s'était alors abstenu à trois reprises de commenter l'opportunité d'une aide européenne.

"Je ferai, comme je l'ai toujours fait, ce que je crois être dans l'intérêt du peuple espagnol", a déclaré Mariano Rajoy. "On ne peut pas être chef du gouvernement et penser à autre chose."

"Nous ne savons toujours pas ce que sont ces mesures", a-t-il cependant ajouté, en référence aux propos de Mario Draghi, président de la BCE, selon lesquels cette dernière envisage des "mesures non conventionnelles" pour protéger l'euro.

"Ce que je veux savoir, c'est ce que sont ces mesures, ce qu'elles signifient et si elles sont adéquates et, à la lumière du contexte, nous prendrons une décision", a dit Mariano Rajoy, insistant sur le fait qu'il n'avait encore rien décidé.

La BCE a signalé jeudi qu'elle se préparait à racheter des obligations souveraines espagnoles et italiennes mais qu'elle ne le ferait qu'une fois que les pays concernés auraient formulé une demande d'aide et sollicité les fonds d'urgence européens.   Suite...

 
<p>Mariano Rajoy, interrog&eacute; sur une &eacute;ventuelle candidature &agrave; une aide financi&egrave;re de l'UE, ne l'a pas exclu en d&eacute;clarant vendredi qu'il m&egrave;nerait les actions qui serviraient au mieux les int&eacute;r&ecirc;ts de son pays. Le pr&eacute;sident du gouvernement espagnol a par ailleurs r&eacute;affirm&eacute; qu'il devenait de plus en plus difficile pour Madrid de refinancer sa dette. /Photo prise le 3 ao&ucirc;t 2012/2012/REUTERS/Susana Vera</p>