COR-Profits semestriels en recul pour HSBC

lundi 30 juillet 2012 16h02
 

Correction: au 9e paragraphe, lire que HSBC est visé en tant que défendeur dans des procédures aux USA)

par Steve Slater et Matt Scuffham

LONDRES (Reuters) - HSBC a présenté lundi ses excuses pour des "erreurs passées" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, annonçant une provision de 2 milliards de dollars (1,63 milliard d'euros) pour couvrir des litiges portant sur la commercialisation de certains produits au Royaume-Uni et des frais juridiques aux Etats-Unis.

La première banque d'Europe a publié un bénéfice récurrent en recul de 3% au premier semestre et a dit avoir provisionné 700 millions de dollars pour couvrir "certaines questions réglementaires et d'application de la loi" aux Etats-Unis.

Un rapport du Sénat américain a dévoilé ce mois-ci comment une culture d'entreprise "polluée" avait conduit HSBC à aider certains de ses clients à blanchir des capitaux issus de certaines des régions les plus dangereuses ou les plus secrètes du monde, parmi lesquelles l'Iran, la Syrie, les îles Caïman ou l'Arabie saoudite.

Selon le rapport, sur la période 2007-2008, les activités mexicaines de HSBC ont notamment permis de transférer vers les Etats-Unis sept milliards de dollars alors que les autorités des deux pays avaient alerté la banque sur les liens probables entre cet argent et le trafic de drogue.

"Ce qui s'est passé au Mexique et aux Etats-Unis est honteux, c'est embarrassant, c'est très douloureux pour nous tous dans l'entreprise", a dit le directeur général de HSBC Stuart Gulliver, lors d'une téléconférence de presse.

Il a averti que les coûts potentiels liés à cette affaire pourraient être bien plus élevés qu'anticipé. Les analystes s'attendent à ce que les autorités américaines infligent à la banque une amende d'environ un milliard de dollars.

"Nous présentons nos excuses pour nos erreurs passées en lien avec les contrôles anti-blanchiment, et c'est une priorité pour la direction de s'appuyer sur les mesures déjà prises pour gérer le risque et assurer plus efficacement la mise en conformité", assuré Stuart Gulliver.   Suite...