La Maison blanche réduit ses prévisions de croissance

vendredi 27 juillet 2012 21h00
 

par Laura MacInnis

WASHINGTON (Reuters) - La Maison blanche a revu à la baisse vendredi ses prévisions de croissance pour 2012 et 2013, quelques heures après la confirmation d'un ralentissement de l'économie ces derniers mois, une tendance qui sera l'un des enjeux clés de l'élection présidentielle de novembre.

Dans son rapport semestriel sur le budget, la présidence américaine dit prévoir désormais une croissance de 2,3% du produit intérieur brut (PIB) cette année et de 2,7% l'an prochain. En février, elle tablait sur des chiffres de 2,7% et 3,0% respectivement.

"L'économie continue d'affronter d'importants vents contraires qui ont pesé sur la croissance et limité la progression de l'emploi", explique le rapport sur le projet de budget 2013.

L'exécutif a également revu à la hausse son estimation du déficit du budget fédéral pour le prochain exercice, qui débutera le 1er octobre, à 991 milliards de dollars (806 milliards d'euros) contre 901 milliards prévus en février.

Pour l'exercice en cours, le déficit devrait être un peu moins important qu'estimé initialement, à 1.211 milliards de dollars, soit 7,8% du PIB, contre 1.327 milliards.

Sur la période 2013-2021, la Maison blanche estime que le déficit cumulé sera inférieur de 240 milliards de dollars aux projections antérieures.

Le projet de budget défendu par l'administration Obama pour 2013 a été rejeté au Congrès, les Républicains s'opposant à toute augmentation des prélèvements obligatoires tandis que les Démocrates veulent conjuguer augmentation des recettes fiscales et réduction des dépenses.

Les Républicains sont majoritaires à la Chambre des représentants, les Démocrates au Sénat.   Suite...

 
<p>La Maison blanche a revu &agrave; la baisse vendredi ses pr&eacute;visions de croissance pour 2012 et 2013, quelques heures apr&egrave;s la confirmation d'un ralentissement de l'&eacute;conomie ces derniers mois, une tendance qui sera l'un des enjeux cl&eacute;s de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de novembre. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel</p>