Nouvelle restructuration à l'étude pour Athènes

vendredi 27 juillet 2012 17h44
 

BRUXELLES (Reuters) - Des responsables européens ont dit vendredi travailler à un plan "de la dernière chance" pour faire baisser l'endettement de la Grèce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, via une nouvelle restructuration de la dette supposant des pertes importantes pour la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales.

Les créanciers privés ont déjà accepté une décote importante de leurs avoirs obligataires grecs en février, lors de la définition du deuxième plan d'aide pour Athènes, qui semble aujourd'hui à son tour insuffisant pour remettre le pays à flot.

Des responsables européens ont dit à Reuters que l'objectif du plan actuellement en discussion est de réduire l'endettement de la Grèce de 70 à 100 milliards d'euros, le ramenant ainsi à un total représentant quelque 100% du produit intérieur brut.

La BCE et les banques centrales nationales supporteraient le coût de cette restructuration qui pourrait nécessiter de les recapitaliser, ont précisé les responsables européens.

La BCE s'est refusé à tout commentaire sur ce projet qui n'en est qu'à ses débuts et pour lequel aucune discussion formelle n'a été engagée.

Les responsables européens ont estimé qu'une nouvelle restructuration de la dette grecque était l'opération de la dernière chance pour rétablir la solvabilité du pays alors que l'objectif d'un retour de son ratio d'endettement à 120% du PIB à l'horizon 2020 est considéré comme hors d'atteinte.

Le Fonds monétaire international, partie prenante dans les deux plans de restructuration dont Athènes a déjà bénéficié, est favorable à une restructuration des créances des Etats et des organismes supranationaux, un processus connu sous le nom d'implication du secteur officiel (official-secteur involvment ou OSI).

"Si je devais attribuer une probabilité à une implication du secteur officiel dans le cas de la Grèce, je dirais 70%", a déclaré l'un des responsables européens dans les échanges avec Reuters.

UNE DÉCOTE DE 30% ?   Suite...

 
<p>Des responsables europ&eacute;ens ont dit vendredi travailler &agrave; un plan "de la derni&egrave;re chance" pour faire baisser l'endettement de la Gr&egrave;ce et maintenir ainsi le pays dans la zone euro, via une nouvelle restructuration de la dette supposant des pertes importantes pour la Banque centrale europ&eacute;enne et les banques centrales nationales. /Photo prise le 17 juin 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>