July 27, 2012 / 3:48 PM / 5 years ago

Madrid a évoqué avec Berlin une aide de 300 milliards d'euros

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos. L'Espagne a admis qu'elle pourrait avoir besoin d'une aide de 300 milliards d'euros si ses co&ucirc;ts de financement restaient &agrave; un niveau insoutenable, selon une source europ&eacute;enne, qui pr&eacute;cise que le ministre espagnol a abord&eacute; le sujet avec son homologue allemand &agrave; Berlin mardi dernier. /Photo prise le 26 juin 2012/Juan Medina</p>

BRUXELLES (Reuters) - L'Espagne a admis qu'elle pourrait avoir besoin d'une aide de 300 milliards d'euros si ses coûts de financement restaient à un niveau insoutenable, a-t-on appris vendredi auprès d'un responsable européen.

Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos a abordé le sujet avec le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble à Berlin mardi dernier, lorsque le coût d'emprunt à dix ans du pays dépassait 7,6%, a précisé la source.

Si nécessaires, les fonds s'ajouteraient aux 100 milliards d'euros déjà consentis par l'Union européenne au secteur bancaire espagnol.

Mais l'Allemagne n'a pas soutenu l'idée d'une aide directe à l'Etat espagnol et le sujet est pour l'heure clos, du moins en attendant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) soit opérationnel, a ajouté ce responsable.

"Luis de Guindos a parlé d'environ 300 milliards d'euros pour un plan complet, mais l'Allemagne n'était pas à l'aise avec l'idée d'un plan de sauvetage maintenant", a déclaré le responsable à Reuters.

"Rien ne se passera avant la mise en route du MES. Une fois qu'il sera opérationnel, nous verrons où en seront les coûts de financement de l'Espagne et peut-être faudra-t-il revisiter la question", a-t-il ajouté.

Le gouvernement espagnol a démenti à plusieurs reprises avoir besoin d'un plan de renflouement. Prié de commenter les propos du responsable européen, une porte-parole du gouvernement espagnol a déclaré vendredi : "Nous démentons fermement tout projet de ce type. Cette possibilité (d'un plan de sauvetage de 300 milliards d'euros pour l'Espagne) n'a pas été envisagée et n'a pas été discutée", a-t-elle dit.

Après avoir atteint un record depuis la création de la zone euro de 7,78% en début de semaine, le rendement des obligations espagnoles à dix ans est revenu à 6,76% dans la foulée des propos tenus jeudi par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), disant que cette dernière était "prête à tout pour préserver l'euro".

Dans son édition de vendredi, Le Monde écrit que la BCE prépare une action concertée avec les Etats membres de la zone euro pour limiter l'envolée des taux d'intérêt de l'Espagne et de l'Italie.

Jan Strupczewski, Natalie Huet et Marc Joanny pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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