Mario Draghi a mis la barre haut, mais tout reste à faire

vendredi 27 juillet 2012 17h40
 

par Swaha Pattanaik

LONDRES (Reuters) - Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a fixé la barre très haut en déclarant jeudi que la BCE ferait le maximum, tout en restant dans les limites de son mandat, pour préserver l'euro.

Pour commencer, il devra déployer une rhétorique habile s'il veut convaincre la Bundesbank de réactiver le programme de rachat d'actifs (SMP), mis en sommeil depuis près de cinq mois.

Les marchés ont déjà eu un avant-goût vendredi de ce à quoi pourrait ressembler une opposition farouche de la banque centrale allemande lorsque les marchés d'actions européens, l'euro ont brièvement réagi à la baisse aux critiques émises par la Bundesbank sur le SMP.

La BCE devra faire plus qu'offrir quelques instants de répit aux marchés de la dette espagnole et italienne et faire preuve de plus d'agressivité si elle veut que les rendements payés par Rome et Madrid s'inscrivent durablement dans une fourchette viable pour leurs économies engluées dans la récession.

Pour donner aux responsables politique le temps dont ils ont besoin pour remettre la zone euro à l'endroit, il faudra que la BCE achète autant d'obligations italiennes et espagnoles que nécessaire pour convaincre les investisseurs d'en faire autant.

Aux Etats-Unis, au Japon et en Grande-Bretagne, les banques centrales ont déjà déployé des plans d'assouplissement quantitatif grâce auxquels elles ont acheté d'importants volumes de dette et d'autres actifs afin de soutenir l'économie.

LE SMP EST INSUFFISANT

En l'état, la BCE ne peut pas en faire autant, la faute revenant à la législation européenne qui lui interdit d'utiliser son propre bilan pour financer les dépenses des gouvernements.   Suite...

 
<p>Mario Draghi, le pr&eacute;sident de la Banque centrale europ&eacute;enne, a fix&eacute; la barre tr&egrave;s haut en d&eacute;clarant jeudi que l'institution ferait le maximum pour pr&eacute;server l'euro. Mais &agrave; la dif&eacute;rence des Etats-Unis, du Japon et de la Grande-Bretagne, la l&eacute;gislation europ&eacute;enne interdit &agrave; la BCE d'utiliser son propre bilan pour financer les d&eacute;penses des gouvernements. /Photo prise le 5 juillet 2012/REUTERS/Alex Domanski</p>