L'Irlande fait un pas important vers une sortie du régime d'aide

jeudi 26 juillet 2012 21h13
 

par Padraic Halpin et Lorraine Turner

DUBLIN (Reuters) - L'Irlande a fait un pas important vers une sortie du régime d'aide internationale, offrant ainsi une rare raison d'espérer dans une crise de la dette de la zone euro qui fait toujours rage, en émettant pour la première fois depuis septembre 2010 des obligations à maturité longue.

Cette opération intervient trois semaines après le retour de Dublin sur le marché des capitaux lorsque le Trésor avait placé 500 millions d'euros de bons du Trésor à trois mois.

Avant ce mois, Dublin était exclu de fait des marchés de capitaux depuis son plan d'aide de 85 milliards d'euros accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) fin 2010.

Lors du test le plus important depuis cette mise à l'écart, l'Irlande a lancé son deuxième échange de dette en six mois, tout en émettant, à la surprise générale, de nouveaux titres à cinq et huit ans.

L'agence de la dette irlandaise a annoncé que les investisseurs ont pris 4,19 milliards d'euros de nouvelles obligations du Trésor 2017 et d'obligations 2020 existantes, alors que les détenteurs de papier arrivant à maturité en 2013 et 2014 ont échangé 1,04 milliard d'euros de leurs créances.

"C'est un pas très important pour l'Irlande sur la voie de l'accès total au marché obligataire", a dit le directeur de l'agence irlandaise de la dette (NTMA) John Corrigan dans un communiqué.

"A la suite de l'opération de ce jour, la NTMA a couvert une part significative des 8,2 milliards d'euros d'obligations arrivant à échéance en janvier 2014, qui étaient considérés jusqu'à présent comme un difficile 'mur de la dette'."

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<p>Le ministre des Finances irlandais Michael Noonan. L'Irlande a fait un pas important vers une sortie du r&eacute;gime d'aide internationale, offrant ainsi une rare raison d'esp&eacute;rer dans une crise de la dette de la zone euro qui fait toujours rage, en &eacute;mettant pour la premi&egrave;re fois depuis septembre 2010 des obligations &agrave; maturit&eacute; longue. /Photo prise le 15 mai 2012/REUTERS/Fran&ccedil;ois Lenoir</p>