Pas d'accord des dirigeants grecs sur le plan d'économies

jeudi 26 juillet 2012 17h31
 

ATHENES (Reuters) - Les discussions entre les dirigeants des partis grecs qui soutiennent la coalition au pouvoir sur un plan d'économies de 11,7 milliards d'euros pour 2013 et 2014 ont pris fin jeudi sans accord et reprendront lundi, a déclaré Evangelos Venizelos, le chef de file des socialistes du Pasok.

"Nous continuerons les négociations lundi", a déclaré Evangelos Venizelos, à la sortie de trois heures de discussions avec Antonis Samaras, le Premier ministre dont le parti Nouvelle Démocratie (ND, conservateur) domine le gouvernement, et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique (Dimar).

"Nous n'avons pas fini", a confirmé Fotis Kouvelis. "Nous allons continuer de travailler sur tous les sujets."

Le plan doit convaincre des visiteurs de la "troïka" - qui rassemble l'Union européenne (UE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne - que la Grèce, menacée de sortir de la zone euro, mène assez de réformes pour recevoir une nouvelle aide financière.

Proche de la faillite, la Grèce est fragilisée par ses échecs répétés à respecter les objectifs budgétaires imposés par les deux plans de sauvetage de l'UE et du FMI.

Le ministre des finances Yannis Stournaras, qui n'est issu d'aucun parti, a rencontré jeudi les représentants de la troïka.

"Il y a de la bonne volonté et nous sommes en bonne voie", a déclaré un responsable du ministère des Finances à Reuters, à l'issue de la rencontre avec les représentants de la troïka. "Nous avons un projet achevé, nous ne leur avons pas encore soumis. Nous avons décrit les grandes lignes des orientations politiques."

Selon le plan d'économies dévoilé dans la matinée, quelque cinq milliards d'euros d'économies dépendraient du ministère du Travail, à travers des baisses des retraites et des aides sociales, ce qui rend difficile la position d'Antonis Samaras, qui avait axé sa campagne législative sur la renégociation des exigences imposées à la Grèce par les prêteurs internationaux.

Les sept milliards d'économies restants seraient disséminés sur différents ministères, notamment celui de la Santé.   Suite...

 
<p>Evangelos Venizelos, le chef de file des socialistes grecs du Pasok, a d&eacute;clar&eacute; jeudi que les dirigeants des partis qui soutiennent la coalition au pouvoir n'avaient pas r&eacute;ussi &agrave; se mettre d'accord sur un plan d'&eacute;conomies de 11,7 milliards d'euros pour 2013 et 2014. /Photo prise le l26 juillet 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>