Pierre Moscovici prône une intervention européenne sur le marché

jeudi 26 juillet 2012 14h35
 

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Finances a souhaité jeudi que les dispositifs d'intervention européens sur les marchés ne restent pas "lettre morte" face à la crise des dettes souveraines et a salué les propos du président de la BCE sur les spreads.

Prié de dire si le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) devait agir maintenant pour l'Espagne et pour l'Italie, Pierre Moscovici a répondu : "Je ne veux pas me mettre à la place des dirigeants ni du FESF, du MES plus tard, ni de la Banque centrale européenne dont je respecte l'indépendance, je dis simplement que la dimension d'intervention sur les marchés ne doit pas rester lettre morte, qu'elle ne peut pas être pour l'éternité une ligne dans les conclusions d'un Conseil européen".

"Il faut qu'on trouve les voies et moyens, les meilleurs instruments, les meilleurs mécanismes, les meilleurs canaux pour mettre en ouvre de façon appropriée, en fonction des situations concrètes auxquelles nous pouvons être confrontés dans les semaines et les mois qui viennent", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. "Je n'ai pas pointé une urgence pour demain matin", a-t-il précisé.

Dans l'attente de la décision mi-septembre de la Cour constitutionnelle allemande sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), le FESF est le levier actuellement à disposition des Européens pour tenter d'apaiser les tensions sur le marché des dettes souveraines.

MOSCOVICI SALUE DRAGHI

Interrogé sur les propos tenus ce jeudi par le président de la BCE, Mario Draghi, selon qui les tensions sur les dettes souveraines pouvaient ressortir du mandat de la BCE si elles perturbent la politique monétaire, Pierre Moscovici a répondu : "Je trouve cette déclaration tout à fait positive."

"Dans la mesure où l'ampleur des primes souveraines handicape le fonctionnement des canaux de transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat", avait dit Mario Draghi.

Cette déclaration intervient au moment où les rendements sur les obligations souveraines espagnoles et italiennes restent à des niveaux proches de leurs records.

"La BCE est prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro", a dit Mario Draghi. "Et croyez-moi, ce sera suffisant."   Suite...

 
<p>Le ministre des Finances Pierre Moscovic a souhait&eacute; jeudi que les dispositifs d'intervention europ&eacute;ens sur les march&eacute;s ne restent pas "lettre morte" face &agrave; la crise des dettes souveraines et a salu&eacute; les propos du pr&eacute;sident de la BCE Mario Draghi sur les spreads. /Photo prise le 13 juin 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>