Unilever se distingue de ses rivaux grâce aux marchés émergents

jeudi 26 juillet 2012 11h43
 

par David Jones

LONDRES (Reuters) - Le dynamisme des marchés émergents a permis à Unilever d'échapper à un avertissement sur résultats contrairement à ses concurrents Danone et Procter & Gamble, mais le groupe anglo-néerlandais a déclaré jeudi s'attendre à une dégradation de la conjoncture économique et à des coûts d'approvisionnement volatils.

Le géant des produits de grande consommation, dont le portefeuille de marques inclut aussi bien les soupes Knorr que les savons Dove, est confronté simultanément à la dégradation de l'activité en Europe du Sud et à la hausse des prix de certaines matières premières.

Il a néanmoins réaffirmé ses prévisions 2012, à la différence de Danone, qui a réduit le 19 juin sa prévision de marge pour 2012 en invoquant notamment l'impact de la crise en Espagne, suivi le lendemain par Procter & Gamble qui a abaissé ses prévisions pour la deuxième fois en deux mois.

Unilever, qui affiche 46,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, a fait état d'une croissance de son chiffre d'affaires récurrent de 5,8%, portée par sa présence sur des marchés émergents comme l'Inde ou l'Indonésie.

"La situation macroéconomique est difficile et montre des signes de poursuite de la détérioration, et il y a la volatilité des matières premières, mais nous prévoyons toujours d'enregistrer une amélioration modeste de nos marges d'exploitation pour 2012", a déclaré le directeur financier Jean-Marc Huet, lors d'une téléconférence.

Cette croissance de 5,8% dépasse les 4,8% attendus par le groupe lui-même, mais marque un net ralentissement après les 8,4% enregistrés au premier trimestre. En 2011, la croissance avait atteint 6,5%.

BAISSE DES VENTES EN EUROPE

Les marchés émergents, qui génèrent 55% du chiffre d'affaires, ont enregistré une croissance de 11%.   Suite...

 
<p>Unilever, dont le portefeuille de marques inclut aussi bien les margarines Flora, les soupes Knorr que les savons Dove, s'attend &agrave; une p&eacute;riode difficile en raison de la d&eacute;gradation de la conjoncture &eacute;conomique et de la volatilit&eacute; des co&ucirc;ts d'approvisionnement. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor</p>