Les résultats de Shell de mauvais augure pour le secteur

jeudi 26 juillet 2012 13h08
 

par Andrew Callus

LONDRES (Reuters) - La baisse des cours mondiaux du pétrole et du gaz a pesé sur les résultats de Royal Dutch Shell au deuxième trimestre, et l'envolée des coûts de maintenance des installations du golfe du Mexique a plombé le bénéfice du groupe anglo-néerlandais, inférieur aux attentes des analystes.

La numéro deux des "majors" occidentales du secteur derrière l'américain Exxon Mobil - qui devait lui aussi publier ses comptes dans la journée - a vu ses profits tomber à 5,7 milliards de dollars (4,7 milliards d'euros) environ sur la période avril-juin, contre 6,6 milliards un an plus tôt à coûts courants d'approvisionnement et en données ajustées des éléments exceptionnels.

Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un résultat d'environ 6,3 milliards de dollars.

L'écart entre le résultat publié et le consensus s'explique principalement par les coûts de maintenance et l'impact des arrêts de production dans le golfe du Mexique, où se trouvent certains des puits les plus rentables exploités par le groupe, et dans le gaz naturel liquéfié.

Peter Voser, le directeur général, a déclaré à Reuters Insider que ces différents facteurs représentaient un total d'environ 500 millions de dollars de coûts.

"Notre secteur continue de faire face à une importante volatilité des prix résultant des évolutions économiques et politiques", déclare-t-il dans le communiqué de résultats. "Shell met en oeuvre une stratégie de long terme cohérente dans ce contexte volatil."

La semaine dernière, Shell a dû renoncer a racheter Cove Energy, une opération qui lui aurait permis d'augmenter ses réserves, pour éviter une bataille de surenchères avec le groupe thaïlandais PTT. Jeudi, l'offre de celui-ci avait été acceptée par des actionnaires de Cove détenant 72% du capital.

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<p>Shell a vu ses b&eacute;n&eacute;fices au deuxi&egrave;me trimestre reculer &agrave; environ 6 milliards de dollars (4,94 milliards d'euros), contre 8 milliards il y a un an &agrave; co&ucirc;ts courants d'approvisionnement. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville</p>