Universal n'a qu'une semaine pour trouver un compromis sur EMI

mercredi 25 juillet 2012 23h40
 

par Yinka Adegoke et Foo Yun Chee

NEW YORK/BRUXELLES (Reuters) - Universal Music Group (UMG), filiale de Vivendi, dispose d'une semaine pour présenter aux autorités européennes de la concurrence des concessions suffisantes pour obtenir leur aval au rachat pour 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros) de sa concurrente britannique EMI.

Universal Music va devoir identifier des actifs à céder sans remettre en cause l'attrait pour les investisseurs d'une opération qui aboutirait à la constitution d'un groupe contrôlant plus d'un tiers du marché mondial de la musique et disposant d'un catalogue de stars comme Jay-Z, Kanye West, U2 et Katy Perry ou les légendaires Beatles.

Les autorités européennes de la concurrence veulent s'assurer que les autres maisons de disques pourront résister à un géant dont la taille sera double de celle de son principal concurrent en Europe.

UMG travaille avec les services de la Commission européenne à un plan de cessions d'actifs qui pourrait le conduire à vendre les labels classiques et jazz d'EMI ainsi que le label Virgin Records.

La Commission européenne veut réduire la part de marché en termes de ventes et de réseau de distribution du nouvel ensemble sous 40% dans plusieurs pays européens et limiter son emprise sur le marché, ont déclaré à Reuters deux sources proches du dossier.

Universal Music doit formuler ses propositions définitives à la Commission avant le 1er août.

"C'est exact que (les négociations sont) très difficiles", a déclaré mercredi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia. "Il y a aura beaucoup de travail à faire sur cette fusion".

Parmi les pays où la part de marché d'Universal dépassera les 40% après le rachat d'EMI figurent la Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, la Suède, et l'Allemagne ne devrait pas être très loin de ce seuil, a déclaré une troisième source citant des données confidentielles de la Fédération internationale de l'industrie phnographique (IFPI) remontant à novembre 2011.   Suite...

 
<p>Universal Music Group (UMG), filiale de Vivendi, dispose d'une semaine pour pr&eacute;senter aux autorit&eacute;s europ&eacute;ennes de la concurrence des concessions suffisantes pour obtenir leur aval au rachat pour 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros) de sa concurrente britannique EMI. /Photo d'archives/REUTERS/Shannon Stapleton</p>