L'économie britannique se contracte bien plus que prévu

mercredi 25 juillet 2012 13h04
 

par David Milliken et Olesya Dmitracova

LONDRES (Reuters) - L'économie britannique s'est contractée bien plus que prévu au deuxième trimestre 2012, une météo particulièrement humide et les jours fériés supplémentaires liés au jubilé de la reine ayant pesé sur une activité déjà plombée par la crise de la dette de la zone euro et l'austérité budgétaire.

Le ministre des Finances George Osborne a cependant souligné que les éléments exceptionnels comme la météo ou le jubilé "n'excusaient pas" cette baisse de la production, ajoutant que ces statistiques décevantes ne faisaient que rappeler que le pays avait "des problèmes économiques profondément ancrés".

Selon les chiffres publiés mercredi par l'Office national des statistiques (ONS), le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne a reculé de 0,7% d'un trimestre à l'autre après un repli de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année; les économistes prévoyaient en moyenne un recul de 0,2%.

Ces chiffres confirment que le pays est entré à la fin de 2011 dans sa deuxième récession en quatre ans. Il a désormais enchaîné trois trimestres consécutifs de contraction.

Ils devraient ajouter à la pression qui s'exerce sur le gouvernement pour qu'il pilote un retour à la croissance alors que la crise a appauvri de nombreux ménages outre-Manche, la hausse des prix et de la fiscalité ayant confisqué les maigres hausses de salaires dont ils ont pu bénéficier.

La livre sterling a touché son plus bas en deux semaines vis-à-vis du dollar à la suite de ces statistiques, alors que l'emprunt souverain progressait sur des spéculations selon lesquelles la Banque d'Angleterre (BoE) devrait prendre des mesures de soutien à l'économie plus énergiques que prévu.

La BoE a annoncé au début du mois un troisième cycle d'assouplissement de sa politique monétaire, en annonçant 50 milliards de livres (62 milliards d'euros) de rachats d'actifs, mais ces chiffres devraient alimenter les spéculations d'une prochaine baisse des taux d'intérêt dans le courant de l'année.

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