ArcelorMittal prévoit un marché encore difficile au 2e semestre

mercredi 25 juillet 2012 11h57
 

par Philip Blenkinsop

BRUXELLES (Reuters) - ArcelorMittal, le premier sidérurgiste mondial, estime que l'environnement devrait rester difficile au second semestre, surtout en Europe où le groupe a revu en baisse ses prévisions de consommation étant donné la brutalité du ralentissement économique.

Les producteurs d'acier sont confrontés à une baisse de la demande en Europe et au Japon et à un ralentissement en Chine, premier producteur et consommateur mondial, les marchés américains étant les seuls où la demande reste soutenue.

"Les conditions de marché au premier semestre ont été très difficiles, plus difficiles que nous ne l'avions prévu en raison d'un ensemble de facteurs, notamment de la crise en zone euro qui n'est toujours pas résolue", déclare Lakshmi Mittal, directeur général d'ArcelorMittal, cité dans le communiqué de résultats.

La société, dont les chiffres du deuxième trimestre sont conformes aux attentes, sans compter une plus-value de cession, s'attend à des conditions de marché du même ordre au second semestre.

"L'Europe reste notre principale préoccupation et la gravité de la situation se reflète dans les performances de nos unités européennes. Nous allons continuer à nous focaliser pendant le reste de l'année sur la poursuite de l'amélioration de la compétitivité et sur la réduction de la dette", souligne Lakshmi Mittal.

ArcelorMittal a revu en baisse ses prévisions, déjà faibles, de consommation d'acier en Europe, indiquant que celle-ci devrait reculer de 3% à 5% cette année.

PETITE CESSION D'ACTIFS EN EUROPE

La société n'a pas donné de prévision chiffrée sur l'année, mais a déclaré que les livraisons d'acier du second semestre seraient inférieures à celle du premier semestre, avec des profits à la tonne du même ordre. Les livraisons d'acier restent attendues en hausse de 10% sur l'ensemble de 2012.   Suite...

 
<p>ArcelorMittal a enregistr&eacute; des r&eacute;sultats trimestriels meilleurs que pr&eacute;vu au deuxi&egrave;me trimestre &agrave; la faveur d'une plus-value de cession qui lui a &eacute;galement permis de faire baisser son endettement. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>