Faute de prime à la casse, le plan auto sera surtout technique

mardi 24 juillet 2012 18h52
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Le plan automobile que le gouvernement présentera mercredi ne ressemblera pas au vaste dispositif de soutien de 2008-2009, rigueur budgétaire oblige, mais devrait s'articuler autour de mesures techniques de type bonus-malus pour soutenir les voitures "made in France" dans une période troublée.

La restructuration massive annoncée le 12 juillet par PSA Peugeot Citroën a rappelé à quel point la filière automobile française est en situation fragile dans un contexte de baisse des ventes, et a provoqué un choc dans l'opinion et la classe politique.

Les acteurs de la filière se tournent maintenant vers l'Etat, même si les marges de manoeuvre du gouvernement sont extrêmement réduites.

"Avec les contraintes budgétaires qu'on connaît et un marché dont les fondamentaux sont aussi mauvais, il n'y aura pas de solution miracle", prévient Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

"Le plan, que tout le monde attend avec impatience, contiendra sans doute un certain nombre de mesures, parfois très techniques, pas seulement pour les constructeurs, mais aussi pour toute la filière, les sous-traitants et les concessionnaires, dont certains se retrouvent en grande difficulté."

Au-delà des nécessaires actions d'urgence pour éviter une cascade de faillites chez les fournisseurs ou mesures d'accompagnement aux victimes des baisses de cadence chez les constructeurs, l'Etat peut aussi aider à la reconversion de sites comme celui d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où PSA cessera de produire des voitures en 2014.

PRIORITÉ AUX VOITURES "PROPRES"

Sur la question du coût du travail, invoquée par les constructeurs pour expliquer les délocalisations et qui fait actuellement l'objet de négociations sur le site PSA de Sevelnord (Nord), le gouvernement a prévenu en revanche qu'elle n'était pas à l'ordre du jour. La compétitivité du travail en France est actuellement au coeur de discussions avec les syndicats à l'échelle nationale, dont l'issue n'est pas prévue avant 2013.   Suite...

 
<p>Le plan automobile que le gouvernement pr&eacute;sentera mercredi ne ressemblera pas au vaste dispositif de soutien de 2008-2009, rigueur budg&eacute;taire oblige, mais devrait s'articuler autour de mesures techniques de type bonus-malus pour soutenir les voitures "made in France" dans une p&eacute;riode troubl&eacute;e. /Photo prise le 19 juillet 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>