La "troïka" revient en Grèce pour une mission à quitte ou double

mardi 24 juillet 2012 17h33
 

par Dina Kyriakidou

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec Antonis Samaras a promis mardi de mettre en oeuvre de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, tout en reprochant à certains responsables étrangers de saboter les efforts de son pays.

Ses propos, tenus devant des élus de son parti, interviennent alors qu'une équipe d'inspecteurs internationaux est de retour en Grèce avec pour mission de décider si le plan d'aide de 130 milliards d'euros qui maintient le pays à flot reste ou non valable.

Athènes a pris du retard sur les objectifs budgétaires fixés par le plan, en raison notamment de la difficile formation du gouvernement au printemps après deux scrutins législatifs, mais aussi à cause de la résistance des syndicats et de l'opinion publique.

Antonis Samaras a jugé que certains responsables étrangers tenaient des propos irresponsables en prédisant que la Grèce ne parviendrait pas à redresser la barre.

"Je le dis ouvertement et publiquement : ils sapent les efforts de notre nation. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour remettre le pays sur pied et ils font tout leur possible pour que nous échouions", a-t-il dit.

Il n'a pas précisé à qui s'adressait ce reproche mais dimanche, le ministre allemand de l'Economie Philipp Rösler avait dit s'attendre à ce que la Grèce ne tienne pas ses engagements.

Antonis Samaras, qui cherche à renégocier certaines dispositions du plan d'aide, a prévenu les députés que la Grèce devait apporter la preuve de son sérieux.

"Il est clair que le programme conclu pour cette année a pris du retard et que nous devons rapidement rattraper celui-ci", a-t-il dit. "Ne nous faisons pas d'illusions : il y a encore beaucoup de gaspillage dans le secteur public et cela doit cesser."   Suite...

 
<p>Le Premier ministre grec Antonis Samaras a promis de mettre en oeuvre de nouvelles coupes dans les d&eacute;penses publiques, tout en reprochant &agrave; certains responsables &eacute;trangers de saboter les efforts de son pays. Une &eacute;quipe d'inspecteurs internationaux est de retour en Gr&egrave;ce avec pour mission de d&eacute;cider si le plan d'aide de 130 milliards d'euros qui maintient le pays &agrave; flot reste ou non valable. /Photo prise le 24 juillet 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>