Thierry Peugeot juge possible une OPA sur PSA

jeudi 19 juillet 2012 21h47
 

PARIS (Reuters) - Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, n'exclut pas que le groupe puisse être la cible d'une OPA après son effondrement en Bourse, a-t-il déclaré dans une interview à paraître vendredi dans Le Figaro.

Prié de dire s'il redoutait une OPA, le représentant de la famille Peugeot, principal actionnaire du groupe, a répondu: "Tout est possible. Il faut agir."

L'annonce jeudi dernier d'une vaste restructuration des activités du groupe en France a provoqué plusieurs jours d'affilée une chute de l'action PSA et suscité des critiques virulentes du président de la République et du gouvernement.

"Si le cours a chuté autant, c'est que les attaques dont le groupe fait actuellement l'objet ont un effet immédiat sur la perception des actionnaires du groupe", a ajouté Thierry Peugeot. "C'est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd'hui de 2,3 milliards d'euros est extrêmement faible et n'a rien à voir avec les capitaux propres de l'entreprise."

Après l'annonce de 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour tenter d'endiguer les pertes financières du constructeur sur fond de chute des ventes en Europe, l'action PSA a chuté de près de 18% en quatre séances.

Le titre a rebondi de près 4% mercredi, puis encore de 7,6% jeudi.

Après François Hollande, qui a jugé samedi "inacceptable" le plan annoncé par PSA, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a dit avoir "un vrai problème" avec la stratégie du constructeur.

"Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c'est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé : le conseil de surveillance, le directoire, l'ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients", a poursuivi Thierry Peugeot dans le Figaro. "Ce qui nous choque, c'est la manière dont l'ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d'injustice (...) Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites."

Dans le cadre de ses consultations, Arnaud Montebourg a reçu mercredi soir à Bercy le président du directoire de PSA, Philippe Varin. Jeudi prochain, selon une source gouvernementale, ce sera au tour de Thierry Peugeot.   Suite...

 
<p>Thierry Peugeot, pr&eacute;sident du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citro&euml;n, n'exclut pas que le groupe puisse &ecirc;tre la cible d'une OPA apr&egrave;s son effondrement en Bourse, a-t-il d&eacute;clar&eacute; dans une interview &agrave; para&icirc;tre vendredi dans Le Figaro. /Photo prise le 25 avril 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>