July 19, 2012 / 7:51 PM / 5 years ago

Thierry Peugeot juge possible une OPA sur PSA

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Thierry Peugeot, pr&eacute;sident du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citro&euml;n, n'exclut pas que le groupe puisse &ecirc;tre la cible d'une OPA apr&egrave;s son effondrement en Bourse, a-t-il d&eacute;clar&eacute; dans une interview &agrave; para&icirc;tre vendredi dans Le Figaro. /Photo prise le 25 avril 2012/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, n'exclut pas que le groupe puisse être la cible d'une OPA après son effondrement en Bourse, a-t-il déclaré dans une interview à paraître vendredi dans Le Figaro.

Prié de dire s'il redoutait une OPA, le représentant de la famille Peugeot, principal actionnaire du groupe, a répondu: "Tout est possible. Il faut agir."

L'annonce jeudi dernier d'une vaste restructuration des activités du groupe en France a provoqué plusieurs jours d'affilée une chute de l'action PSA et suscité des critiques virulentes du président de la République et du gouvernement.

"Si le cours a chuté autant, c'est que les attaques dont le groupe fait actuellement l'objet ont un effet immédiat sur la perception des actionnaires du groupe", a ajouté Thierry Peugeot. "C'est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd'hui de 2,3 milliards d'euros est extrêmement faible et n'a rien à voir avec les capitaux propres de l'entreprise."

Après l'annonce de 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour tenter d'endiguer les pertes financières du constructeur sur fond de chute des ventes en Europe, l'action PSA a chuté de près de 18% en quatre séances.

Le titre a rebondi de près 4% mercredi, puis encore de 7,6% jeudi.

Après François Hollande, qui a jugé samedi "inacceptable" le plan annoncé par PSA, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a dit avoir "un vrai problème" avec la stratégie du constructeur.

"Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c'est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé : le conseil de surveillance, le directoire, l'ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients", a poursuivi Thierry Peugeot dans le Figaro. "Ce qui nous choque, c'est la manière dont l'ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d'injustice (...) Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites."

Dans le cadre de ses consultations, Arnaud Montebourg a reçu mercredi soir à Bercy le président du directoire de PSA, Philippe Varin. Jeudi prochain, selon une source gouvernementale, ce sera au tour de Thierry Peugeot.

Ce dernier recevra également vendredi au siège parisien du groupe Emmanuel Sartorius, l'expert mandaté par le gouvernement pour tenter de déterminer si la situation actuelle de l'entreprise justifie l'ampleur des mesures annoncées.

"Nous sommes dans l'obligation de nous adapter, nous ne pouvons pas rester sans rien faire", a ajouté le représentant de la famille Peugeot, qui détient 25,4% du capital de PSA. "Tout au long de son histoire, le groupe s'est toujours adapté aux circonstances pour assurer sa pérennité."

Gilles Guillaume, édité par Gwénaëlle Barzic

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