Le moteur économique a des ratés en Asie

jeudi 19 juillet 2012 10h49
 

par Anooja Debnath

SINGAPOUR (Reuters) - L'optimisme suscité par l'Asie a pris du plomb dans l'aile avec le ralentissement marqué de la croissance de ses principales économies cette année, contraignant les banques centrales à prolonger leurs politiques accommodantes, même si le pire est peut-être passé, montre une enquête Reuters publiée jeudi.

Alors que la crise de la zone euro s'étire en longueur et que l'économie américaine n'arrive pas à passer la vitesse supérieure, pesant ainsi sur les exportations asiatiques, les économistes révisent à la baisse leurs prévisions de croissance de la plupart des économies du continent.

Ils demeurent toutefois raisonnablement optimistes sur la perspective de voir l'Asie repartir de l'avant d'ici la fin de l'année, même si certains n'ont aucune illusion sur le rythme de ce redressement.

"La remontée va être longue et laborieuse", estime Vishnu Varathan, économiste chez Mizuho Corporate Bank à Singapour, qui se dit convaincu que l'Asie ne connaîtra pas la reprise en flèche dont elle avait bénéficié après la crise financière de 2008-2009.

Les économistes se montrent dans l'ensemble beaucoup plus pessimistes que lors des enquêtes précédentes sur la capacité de l'Asie à échapper aux vents contraires en provenance d'Europe et des Etats-Unis.

"La zone euro ne va pas très bien. La différence, c'est qu'il y avait pas mal d'optimisme autour de l'économie américaine au premier trimestre. C'est tout le contraire aujourd'hui", souligne Vishnu Varathan.

Faute de pouvoir s'appuyer sur les marchés extérieurs, les décideurs asiatiques s'efforcent de soutenir la demande interne en multipliant les mesures de relance monétaires et budgétaires.

Si la croissance de la Chine devrait louvoyer cette année autour de 8%, seuil en dessous duquel le ralentissement serait jugé sévère, la prévision pour l'Inde a été abaissée à 6,3%, ce qui serait le rythme le plus faible depuis une décennie.   Suite...

 
<p>Une enqu&ecirc;te Reuters montre que l'optimisme suscit&eacute; par l'Asie a pris du plomb dans l'aile avec le ralentissement marqu&eacute; de la croissance de ses principales &eacute;conomies cette ann&eacute;e, contraignant les banques centrales &agrave; prolonger leurs politiques accommodantes, m&ecirc;me si le pire est peut-&ecirc;tre pass&eacute;. Alors que la crise de la zone euro s'&eacute;tire en longueur et que l'&eacute;conomie am&eacute;ricaine n'arrive pas &agrave; passer la vitesse sup&eacute;rieure, les &eacute;conomistes r&eacute;visent &agrave; la baisse leurs pr&eacute;visions de croissance de la plupart des &eacute;conomies du continent asiatique. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel</p>