July 19, 2012 / 5:51 AM / in 5 years

Veolia vend sa filiale déchets solides aux Etats-Unis

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Antoine Fr&eacute;rot, le PDG de Veolia. Veolia Environnement a annonc&eacute; la vente de sa filiale dans les d&eacute;chets solides aux Etats-Unis au fonds d'investissement am&eacute;ricain Highstar Capital pour 1,909 milliard de dollars (1,55 milliard d'euros). /Photo prise le 1er mars 2012/Jacky Naegelen</p>

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Veolia Environnement a annoncé jeudi la vente de sa filiale dans les déchets solides aux Etats-Unis au fonds d'investissement américain Highstar Capital pour une valeur d'entreprise de 1,909 milliard de dollars (1,55 milliard d'euros).

Le spécialiste français du traitement de l'eau et des déchets, engagé dans un vaste programme de désendettement, explique dans un communiqué que cette opération devrait réduire son endettement net d'environ 1,5 milliard d'euros.

L'opération est soumise à l'approbation des autorités américaines de la concurrence et devrait être finalisée d'ici la fin de 2012.

"Cette cession est une deuxième étape significative dans la mise en oeuvre de notre plan stratégique", se félicite dans un communiqué Antoine Frérot, le PDG de Veolia, contesté en début d'année par une partie du conseil d'administration.

"Le prix de cession obtenu par Veolia est au final significativement plus élevé que celui auquel nous nous attendions (1,1 milliard d'euros) (...), ainsi que le marché", a indiqué dans une note Olivier Babils, analyste chez CM- CIC Securities.

A 9h25, l'action Veolia gagnait 1,20% à 9,327 euros en Bourse de Paris, après avoir pris près de 4% dans les premiers échanges, pendant que le CAC 40 avançait de 0,42%.

Fin juin, Veolia avait annoncé sa première cession d'envergure en vendant ses activités dans l'eau régulée en Grande-Bretagne pour environ 1,5 milliard d'euros, une opération qui doit aussi lui permettre de réduire sa dette de l'ordre de 1,45 milliard d'euros.

UNE "BONNE SURPRISE" À BERLIN ?

Les activités de Déchets Solides aux Etats-Unis, qui recouvrent la collecte des déchets ménagers et industriels, ont contribué au chiffre d'affaires, à la capacité d'autofinancement opérationnelle et au résultat opérationnel récurrent du groupe à hauteur respectivement de 588 millions d'euros, 153 millions et 79 millions au titre de 2011.

Pour réduire son endettement financier net en dessous de 12 milliards d'euros d'ici à 2013, contre 14,7 milliards à la fin 2011, Veolia a prévu de vendre pour cinq milliards d'euros d'actifs d'ici fin 2013. Il souligne ainsi jeudi avoir déjà signé 60% de son programme de cessions au cours des sept premiers mois de 2012.

Veolia cherche également à vendre sa part de 50% dans sa filiale de transports Veolia Transdev, co-détenu avec la Caisse des dépôts, avec l'objectif de commencer à se désengager dès cette année. Mais l'opération s'annonce plus compliquée.

"L es actifs déjà cédés faisaient part de beaucoup d 'appétence de la part du marché, ce qui ne semble pas être le cas pour Veolia Transe", relève Olivier Bails.

Des sources proches du dossier, confirmant des informations de presse, ont déclaré à Reuters le mois dernier que la CDC avait rejeté à la mi-juin une offre de rachat du fonds Cube, géré par Natixis, au motif qu'elle ne valorisait Veolia Transdev qu'à 350 millions d'euros et prévoyait la vente de certains actifs de la société à l'international.

Selon les mêmes sources, la CDC a ensuite proposé de monter à 60% du capital de l'entreprise de transport public, une option qui permettrait à son partenaire de déconsolider sa participation et ainsi de réduire son exposition financière liée à Veolia Transdev, qui représentait à fin 2011 une dette proche de 700 millions d'euros dans ses comptes.

"Une bonne surprise pourrait venir d'Allemagne avec une possible sortie du contrat d'eau de Berlin (qui pourrait se traduire par une réduction supplémentaire de la dette nette de 2 milliards d'euros)", écrit Cheuvreux dans un mémo.

Veolia a en effet indiqué en juin qu'il examinait les conséquences d'une possible baisse du prix de l'eau imposée à Berliner Wasserbetriebe (BWB), le distributeur d'eau de Berlin, dont il contrôle près d'un quart du capital.

Avec Bertrand Boucey et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Matthieu Protard

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