July 18, 2012 / 11:05 AM / 5 years ago

Heineken menacé en Asie par l'offensive d'un groupe thaïlandais

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Heineken, le troisi&egrave;me brasseur mondial, a l'intention de d&eacute;fendre ses int&eacute;r&ecirc;ts en Asie apr&egrave;s l'offre d'un groupe tha&iuml;landais d'investir 1,3 milliard d'euros dans son principal partenaire dans la r&eacute;gion. /Photo d'archives/Kham</p>

par Saeed Azhar et Denny Thomas

SINGAPOUR/HONG KONG (Reuters) - Heineken, le troisième brasseur mondial, a annoncé mercredi son intention de défendre ses intérêts en Asie après l'offre d'un groupe thaïlandais d'investir 1,3 milliard d'euros dans son principal partenaire dans la région.

Le marché Asie-Pacifique est l'un des plus dynamiques pour le groupe néerlandais, qui y produit entre autres la marque Tiger Beer dans le cadre d'une alliance avec le groupe de Singapour Fraser and Neave (F&N).

Thai Beverage, contrôlé par le milliardaire Charoen Sirivadhanabhakdi, a confirmé mercredi avoir engagé des discussions en vue de racheter 18,2% du capital de F&N au groupe financier Oversea-Chinese Banking Corp (OCBC) et à sa filiale d'assurance.

Si ces discussions aboutissent, Thai Beverage deviendra le premier actionnaire de F&N devant le japonais Kirin Holdings. Ce dernier s'est refusé à tout commentaire mercredi.

L'initiative surprise de Charoen a conduit Heineken à exprimer sa préoccupation face à ce qu'il a qualifié de développement soudain.

"Nous recherchons toutes les assurances nécessaires et nous prendrons toutes les mesures appropriées afin de préserver nos intérêts", a-t-il déclaré.

F&N et Heineken contrôlent à eux deux Asia Pacific Breweries (APB), dont Tiger Beer, commercialisée dans plus de 60 pays, est la principale marque.

Le groupe néerlandais, qui détient 42% d'APB contre 40% pour F&N, réalise la moitié de ses bénéfices dans les pays émergents. Il a déclaré mardi étudier les options à sa disposition dans ce dossier.

Plusieurs analystes jugent que l'offre de Thai Beverage pourrait conduire à terme à une scission de F&N, dont les différentes activités pourraient ainsi être mieux valorisées.

Certains estiment en outre que Heineken pourrait être contraint de lancer une contre-offre pour s'assurer le contrôle de F&N avant de céder une partie de ses actifs pour ne conserver que les activités de brasserie.

Le néerlandais pourrait facilement financer une telle opération, estime Gerard Rijk, analyste spécialisé d'ING à Amsterdam.

Des représentants de Thai Beverage et d'OCBC ont refusé de commenter ces informations.

Marc Angrand pour le service français, édité par Natalie Huet

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