Excuses de HSBC aux USA après le rapport sur le blanchiment

mardi 17 juillet 2012 19h27
 

par Carrick Mollenkamp

WASHINGTON (Reuters) - Des responsables de la banque britannique HSBC sont venus faire acte de contrition mardi devant une commission du Sénat américain après la publication d'un rapport l'accusant d'avoir facilité le blanchiment de capitaux.

David Bagley, un des responsables de la division chargée d'assurer le respect de la réglementation en matière de provenance de fonds depuis 2002, a déclaré aux sénateurs qu'il démissionnerait.

La banque a adressé un communiqué aux régulateurs britanniques dans lequel elle esquisse un mea culpa.

"Nous allons reconnaître que, par le passé, nous avons quelques fois échoué à respecter les normes attendues par les régulateurs et la clientèle", dit-elle.

"Nous allons nous excuser, reconnaître ces erreurs, répondre de nos actes et nous engager à régler ce qui n'a pas fonctionné", poursuit le communiqué.

Dans un rapport, le Sénat américain explique qu'une culture d'entreprise "polluée" a conduit HSBC à aider certains de ses clients à blanchir des capitaux issus de certaines des régions les plus dangereuses ou les plus secrètes du monde, parmi lesquelles l'Iran, la Syrie, les îles Caïman ou l'Arabie saoudite.

Si le comportement de la banque britannique est connu depuis près de dix ans, l'enquête réalisée par le Sénat met l'accent à la fois sur l'ampleur des pratiques mises en cause et sur l'incapacité de l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC), pourtant l'une des principales autorités de régulation financière aux Etats-Unis, à surveiller correctement ses activités.

"Chez HSBC, la culture était polluée de manière envahissante depuis longtemps", a déclaré le sénateur Carl Levin, qui préside la sous-commission permanente du Sénat sur les Enquêtes.   Suite...

 
<p>Des responsables de la banque britannique HSBC sont venus faire acte de contrition mardi devant une commission du S&eacute;nat am&eacute;ricain apr&egrave;s la publication d'un rapport l'accusant d'avoir facilit&eacute; le blanchiment de capitaux. /Photo d'archives/REUTERS/Shannon Stapleton</p>