17 juillet 2012 / 15:38 / il y a 5 ans

Triplement prévu du marché du biogaz français d'ici 2020

PARIS (Reuters) - Le marché français du biogaz pourrait quasiment tripler d‘ici à 2020, passant d‘une consommation de 250 ktep (milliers de tonnes d’équivalent pétrole) par an actuellement, à 700 ktep selon une étude du cabinet de conseil Xerfi publiée mardi.

Le décollage du secteur ne commencerait cependant qu’à partir de 2013, avec 304 unités de production prévues en France contre seulement 270 aujourd‘hui.

Le développement du biogaz, produit grâce à la méthanisation de déchets agricoles et ménagers a été encouragé depuis le Grenelle de l‘environnement en 2007.

L‘objectif officiel de production d’électricité à partir de ce type de gaz est de 625 MegaWatts (MW) d‘ici à 2020. Un chiffre relativement faible par rapport à la production d‘un réacteur nucléaire moyen, de 900 MW environ, mais qui ne décourage pas les entrepreneurs du secteur, notamment la société la Holding verte, qui y voit un moyen vertueux de retraiter des déchets.

L’étude souligne que le cadre juridique français est aujourd‘hui extrêmement favorable à cette énergie renouvelable, puisque le tarif de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz a été revu à la hausse de 20% en mai 2011. Depuis novembre 2011, il est également possible aux producteurs de l‘injecter dans le réseau de distribution de gaz naturel classique, leur offrant ainsi un nouveau débouché.

Malgré ce soutien public conséquent, la filière souffre de plusieurs handicaps, selon le cabinet Xerfi. Outre la baisse des subventions institutionnelles qui représentent une part importante des ressources du secteur, il existe dans ce domaine un déficit de compétitivité vis à vis de l‘Allemagne, avec un coût de revient des installations entre 1,6 et 2,3 fois plus élevé en France qu‘outre-Rhin.

Il semble enfin, selon Xerfi, que le secteur intéresse de plus en plus les grands groupes français. A côté de PME spécialisées, telles que Naskeo environnement et Fertigaz, des multinationales comme EDF, GDF Suez ou encore Veolia propreté investissent de manière croissante la filière.

Francois Charlottin, édité par Jean-Michel Bélot

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