17 juillet 2012 / 13:22 / dans 5 ans

L'Espagne va créer une "bad bank" pour ses actifs toxiques

<p>Lors d'une audition devant le Parlement, le gouverneur de la banque centrale espagnole, Luis Maria Linde, a d&eacute;clar&eacute; que l'Espagne allait mettre en place une structure de d&eacute;faisance qui rassemblerait l'ensemble des actifs immobiliers toxiques de ses banques en difficult&eacute;. /Photo prise le 17 juillet 2012/REUTERS/Sergio Perez</p>

MADRID (Reuters) - L‘Espagne va mettre en place une structure de défaisance qui rassemblera l‘ensemble des actifs immobiliers toxiques de ses banques en difficulté en attendant de pouvoir éventuellement les vendre, a annoncé mardi le gouverneur de la banque centrale.

“Je comprends que nous allons faire cela en étudiant les bilans des banques qui bénéficient de l‘aide publique et qu‘il va y avoir une séparation d‘actifs”, a déclaré Luis Maria Linde lors d‘une audition devant le parlement.

“Cela va impliquer une très grosse structure, dont la gestion va être très compliquée. Ce n‘est pas quelque chose de simple que l‘on peut résoudre en quelques mois ou quelques années”, a-t-il précisé.

Le nouveau gouverneur de la Banque d‘Espagne a également surpris en estimant que les banques qui ne pourront pas survivre d‘elles mêmes devront être liquidées, une option évoquée par le commissaire européen à la Concurrence en juin mais jusqu‘alors écartée par Madrid.

Le gouvernement n‘a “absolument” aucune intention de fermer des banques, a répété mardi le ministre de l‘Economie Luis de Guindos.

Quatre des banques qui vont bénéficier du plan de sauvetage européen - Bankia, CatalunyaCaixa, NovaGalicia et Banco de Valencia - risquent d’être démantelées si la Commission européenne juge le coût de leur recapitalisation plus élevé que celui de leur liquidation pure et simple.

D‘autres banques pourraient rapidement être concernées par un tel scénario, estiment des sources bancaires.

“Si un établissement n‘est pas assez solide pour assurer son avenir, il devra être démantelé en bon ordre ou liquidé”, a jugé Luis Maria Linde.

Carlos Ruano, Tangi Salaün pour le service français

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