Le FMI abaisse ses prévisions de croissance

lundi 16 juillet 2012 16h58
 

par Lesley Wroughton

WASHINGTON (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse lundi ses prévisions de croissance mondiale et averti que l'horizon pourrait s'assombrir davantage encore si l'Europe ne s'attaquait pas résolument et rapidement à la crise de la dette.

À l'occasion de l'actualisation de ses "Perspectives économiques mondiales", l'organisation a également mis en garde un certain nombre de pays émergents comme la Chine ou l'Inde contre les risques de surcapacités de production.

Elle a ramené sa prévision de croissance mondiale pour 2013 à 3,9% contre 4,1% auparavant. Pour 2012, elle laisse sa prévision inchangée à 3,5%.

"Les risques à la baisse pesant sur ces perspectives mondiales affaiblies restent importantes", souligne le Fonds. "Le risque le plus immédiat reste que des décisions politiques tardives ou insuffisantes conduisent à une escalade de la crise de la zone euro."

Dans les économies avancées, qui incluent les Etats-Unis, la zone euro, le Royaume-Uni et le Japon, la croissance devrait être de 1,4% seulement cette année et de 1,9% l'an prochain.

Pour les économies émergentes et en développement dans leur ensemble, le Fonds a ramené ses projections à 5,6% pour 2012 et 5,9% pour 2013, soit, dans les deux cas, 0,1 point de moins que dans ses prévisions d'avril.

La zone euro, elle, devrait voir sa croissance limitée à 0,7% l'an prochain, contre 0,9% prévu jusqu'à présent, après une contraction de 0,3% en 2012.

Concernant la France, le FMI a réduit ses prévisions de croissance à 0,3% pour 2012 et 0,8% pour 2013, contre 0,5% et 1,0% prévus respectivement en avril.   Suite...

 
<p>Le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) a revu &agrave; la baisse lundi ses pr&eacute;visions de croissance mondiale, &agrave; 3,9% pour 2013 contre 4,1% auparavant. L'organisation avertit que l'horizon pourrait s'assombrir davantage encore si l'Europe ne s'attaque pas r&eacute;solument et rapidement &agrave; la crise de la dette. /Photo d'archives/REUTERS/Bogdan Cristel</p>