14 juillet 2012 / 18:39 / il y a 5 ans

Les réformes espagnoles feront économiser 56,4 milliards d'euros

<p>Les r&eacute;formes les plus r&eacute;centes du gouvernement espagnol vont permettre de retrancher 56,4 milliards d'euros au d&eacute;ficit public du pays d'ici deux ans et demi, selon un document officiel divulgu&eacute; samedi. /Photo d'archives/Juan Medina</p>

MADRID (Reuters) - Les réformes les plus récentes du gouvernement espagnol vont permettre de retrancher 56,4 milliards d'euros au déficit public du pays d'ici deux ans et demi, selon un document officiel divulgué samedi. Le reste de l'effort de réduction du déficit sera assuré par de nouvelles taxes sur l'énergie.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s'est engagé mercredi à faire 65 milliards d'euros d'économies grâce à des augmentations d'impôts et des réductions de dépenses, un ensemble de mesures douloureux destiné à convaincre l'Union européenne et les investisseurs que le pays est sérieux au sujet des réformes.

Les 8,6 milliards d'euros restant à combler seront couverts par d'autres mesures, notamment de nouvelles taxes environnementales et énergétiques, selon un document mis en ligne sur le site du ministère de l'Economie.

Sur les 56,4 milliards d'euros d'économies envisagées, environ 34,4 milliards proviendront d'une modification des taux d'imposition et 22 milliards de coupes dans les dépenses d'ici 2014.

Le gouvernement a annoncé qu'il approuverait en juillet un nouveau projet de taxe sur l'énergie qui forcera les services publics et les consommateurs à partager le fardeau du déficit tarifaire de 25 milliards d'euros des compagnies d'énergie.

L'Espagne doit effacer 65 milliards d'euros de son déficit public afin d'atteindre les objectifs de réduction de la dette fixés par l'Union européenne à l'horizon 2014. Le pays doit ramener son déficit public de 8,9 % à 6,3 % de son PIB en 2012, puis à 4,5 % en 2013 et 2,8 % l'année suivante.

Ce nouveau train de réformes a entraîné des manifestations à travers tout le pays, une partie de la population refusant de porter le fardeau d'une crise économique qu'elle impute aux banquiers et aux hommes politiques.

Feliciano Tisera, Iciar Reinlein, Juliette Rabat pour le service français

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