Les grandes entreprises à la rescousse des employés de PSA

jeudi 12 juillet 2012 18h40
 

PARIS (Reuters) - Face au choc causé jeudi par le projet de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), plusieurs grandes entreprises comme la SNCF, Airbus ou encore Safran se sont déclarées prêtes à recruter une partie des salariés du constructeur automobile.

Conséquence de la dégradation du marché européen, PSA a annoncé son intention de supprimer 8.000 emplois supplémentaires sur ses sites français et de fermer en 2014 son usine d'assemblage d'Aulnay dans l'espoir de limiter ses pertes.

La production d'Aulnay sera transférée sur l'usine voisine de Poissy (Yvelines), où environ la moitié des salariés d'Aulnay pourraient se voir proposer des postes actuellement occupés par des intérimaires.

Pour les autres salariés du site, un reclassement externe dans d'autres sociétés pourrait être envisagé et des entreprises, au sein desquelles l'Etat français possède une participation, ont manifesté un intérêt, signe que le gouvernement entend peser dans ce dossier.

La production automobile en France, notamment celle de petites voitures, pourrait être durablement touchée par les surcapacités constatées en Europe et l'attrait des constructeurs pour les pays où la main-d'oeuvre est significativement moins chère.

A l'inverse, le secteur aéronautique, qui bénéficie de carnets de commandes portant sur plusieurs années, peine à recruter des ingénieurs et des techniciens à haute valeur ajoutée.

"L'automobile détient des compétences qui sont susceptibles d'intéresser l'aéronautique, notamment dans l'ingénierie et dans la chaîne d'approvisionnement", a déclaré Thierry Baril, directeur des ressources humaines d'EADS.

"C'est sûr que les compétences chez Peugeot sont des compétences qui, avec un minimum de formation, sont compatibles avec l'industrie aéronautique. Ce sont des métiers similaires", a de son côté réagi Gilbert Plo, délégué syndical central CFTC d'Airbus, la principale division d'EADS.

Le motoriste aéronautique Safran, contrôlé à 30% par l'Etat, estime de son côté être en mesure d'accueillir jusqu'à 400 salariés de PSA.   Suite...

 
<p>Manifestation fin juin d'employ&eacute;s de PSA Peugeot Citro&euml;n contre le projet de fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Une partie des salari&eacute;s du constructeur automobile pourraient retrouver un nouvel emploi dans plusieurs grandes entreprises comme la SNCF, Airbus ou encore Safran, qui, face au choc caus&eacute; jeudi par l'annonce officielle du projet de fermeture du site se sont d&eacute;clar&eacute;es pr&ecirc;tes &agrave; les recruter. /Photo prise le 28 juin 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier/</p>