Le président de Barclays entendu, le DG renonce à des primes

mardi 10 juillet 2012 15h53
 

par Alessandra Prentice et Kate Holton

LONDRES (Reuters) - Bob Diamond, le directeur général de Barclays poussé à la démission par les révélations sur la manipulation du taux d'intérêt Libor, a renoncé à des primes d'un montant proche de 20 millions de livres (25,3 millions d'euros), a annoncé mardi le président de la banque à une commission parlementaire.

Marcus Agius, qui présidait Barclays lorsque des traders de la banque britannique manipulaient sciemment l'un des principaux taux d'intérêt mondiaux, s'est expliqué devant des députés visiblement hostiles sur un scandale qui menace d'éclabousser d'autres grands noms de la finance internationale.

Barclays a déjà accepté de payer une amende de 453 millions de dollars (362 millions d'euros) pour son implication dans la manipulation du London Interbank Offered Rate, un taux qui sert de référence à des transactions dont les volumes se mesurent en milliers de milliards de dollars.

Marcus Agius a été le premier dirigeant de la banque à annoncer sa démission lorsque l'ampleur de ce dossier a été révélée au grand jour mais cela n'a pas suffi à sauver le poste de Bob Diamond, contraint au départ la semaine dernière.

Marcus Agius a donc renoncé à partir le temps de trouver un nouveau directeur général.

"Bod Diamond a volontairement décidé de renoncer à toute rémunération différée et tout bonus différé auxquels il aurait été en droit de prétendre", a-t-il dit devant les députés. "Le montant maximal aurait été de 20 millions de livres."

Bob Diamond, âgé de 60 ans, recevra quelque deux millions de livres d'indemnités mais ne touchera aucune pension de retraite, a-t-il précisé.

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<p>Marcus Agius, qui pr&eacute;sidait Barclays lorsque des traders de la banque britannique ont sciemment manipul&eacute; le taux d'int&eacute;r&ecirc;t Libor, a annonc&eacute; mardi lors de son audition par une commission parlementaire que Bob Diamond, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de l'&eacute;tablissement pouss&eacute; &agrave; la d&eacute;mission par ce scandale, a renonc&eacute; &agrave; des primes d'un montant proche de 20 millions de livres (25,3 millions d'euros). /Photo prise le 10 juillet 2012/REUTERS/Ki Price</p>