Christian Noyer presse l'exécutif d'engager de vastes réformes

mardi 10 juillet 2012 14h40
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, presse le gouvernement d'engager de vastes réformes structurelles, dont celle du marché du travail pour redresser l'économie, tout en réduisant les déficits sans s'écarter de la trajectoire prévue.

Ces remarques interviennent en pleine conférence sociale, réunie par le nouvel exécutif pour établir le calendrier de négociations et concertations sociales pour les prochains mois.

Christian Noyer, qui est membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a également invité mardi les Etats européens à mettre rapidement en oeuvre les récents accords, dont la création d'une supervision bancaire unifiée.

Il a répété que le système des banques centrales de la zone euro "se tient prêt à agir" mais a insisté sur le fait que "l'efficacité de son action dépend grandement des décisions concernant l'avenir de la zone euro" et de leur mise en oeuvre.

"Les grandes lignes des réformes à mener en France paraissent claires", écrit Christian Noyer dans sa lettre aux présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée nationale, insérée dans le rapport annuel de la Banque de France présenté mardi.

Il préconise d'abord de "tenir sans aucun écart notre plan de rééquilibrage des finances publiques pour assurer la confiance des investisseurs, des entreprises et des ménages".

Malgré le net ralentissement de la croissance, le gouvernement promet de tenir son objectif de réduction du déficit à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% fin 2013 (après 5,2% fin 2011). Il prévoit pour cela une hausse de 7,2 milliards d'euros des prélèvements d'ici fin 2012.

La persistance d'un déficit élevé et l'existence même d'un déficit des comptes sociaux "posent clairement la double question de la soutenabilité de ce modèle et de l'efficacité des dépenses", écrit Christian Noyer.   Suite...

 
<p>Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, presse le gouvernement d'engager de vastes r&eacute;formes structurelles, dont celle du march&eacute; du travail pour redresser l'&eacute;conomie, tout en r&eacute;duisant les d&eacute;ficits sans s'&eacute;carter de la trajectoire pr&eacute;vue. /Photo prise le 20 avril 2012/REUTERS/Yuri Gripas</p>