Eurocopter compte profiter du rebond du marché américain en 2012

mardi 10 juillet 2012 15h29
 

par Cyril Altmeyer

FARNBOROUGH, Grande-Bretagne (Reuters) - Eurocopter, filiale d'EADS, s'attend à une croissance de 10-11% de son chiffre d'affaires à plus de six milliards d'euros en 2012 à la faveur d'un net rebond attendu du marché américain au second semestre et du dynamisme du secteur des hélicoptères destinés au secteur pétrolier et gazier.

Son directeur général Lutz Bertling a déclaré mardi anticiper pour 2012 une nette amélioration de la rentabilité d'Eurocopter, qui sera déjà visible dans les résultats semestriels d'EADS attendus fin juillet.

"Le marché redémarre clairement et nous sommes tout à fait en ligne avec notre objectif de plus de 500 commandes cette année", a-t-il dit à des journalistes au salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, soulignant que le second semestre était traditionnellement plus actif que le premier.

Les prises de commandes d'Eurocopter, troisième division d'EADS derrière Airbus et le pôle spatial Astrium, ont progressé à 915 millions d'euros à mi-année contre 566 millions un an plus tôt.

Le secteur des hélicoptères destinés au secteur pétrolier et gazier est le plus dynamique, tandis que les marchés du transport de personnalités et de services collectifs sont plus stables, a-t-il souligné.

Eurocopter a dégagé en 2011 un résultat opérationnel (Ebit) de 259 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 5,4 milliards.

Le marché reste difficile dans le secteur civil en Europe à cause de la crise budgétaire et au Moyen-Orient après le printemps arabe, mais il reprend nettement en Amérique latine et en Europe orientale, a précisé Lutz Bertling.

Du côté militaire, Eurocopter a livré pour l'instant 120 hélicoptères de transport de troupes NH90 et 90 hélicoptères de combat Tigre dans le monde.   Suite...

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Eurocopter Lutz Bertling anticipe pour 2012 une nette am&eacute;lioration de la rentabilit&eacute; de l'entreprise, qui sera d&eacute;j&agrave; visible dans les r&eacute;sultats semestriels d'EADS attendus fin juillet. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>