Le président de Barclays entendu sur le scandale du Libor

mardi 10 juillet 2012 11h32
 

par Douwe Miedema

LONDRES (Reuters) - Marcus Agius, président de Barclays lorsque des traders de la banque britannique manipulaient sciemment l'un des principaux taux d'intérêt mondiaux, est soumis à son tour ce mardi aux questions des députés sur un scandale qui menace d'éclabousser d'autres grands noms de la finance internationale.

Barclays a déjà accepté de payer une amende de 453 millions de dollars (362 millions d'euros) pour son implication dans la manipulation du Libor (London Interbank Offered Rate), un taux qui sert de référence pour des transactions dont les volumes se mesurent en milliers de milliards de dollars.

Marcus Agius a été le premier dirigeant de la banque à annoncer sa démission lorsque l'ampleur de ce dossier a été révélée au grand jour au tout début du mois, mais son sacrifice n'a pas suffi à sauver le poste du directeur général, Bob Diamond, lui aussi contraint au départ la semaine dernière.

Ce rebondissement a conduit Marcus Agius à renoncer à sa propre démission le temps de trouver un successeur à Bob Diamond, ce qui lui vaut mardi de témoigner devant une commission de la Chambre des communes.

La semaine dernière, Bob Diamond avait reconnu devant les mêmes députés que les traders de Barclays avaient eu des comportements répréhensibles.

Lundi, le gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre Paul Tucker, lui aussi convoqué, a démenti avoir subi des pressions du gouvernement de l'époque pour encourager certaines banques à manipuler le Libor.

L'évocation d'une possible implication de responsables gouvernementaux et de la banque centrale dans l'affaire a donné au dossier une nouvelle tournure politique.

Le ministre des Finances, George Osborne, a ainsi déclaré que des proches de l'ex-Premier ministre Gordon Brown seraient tenus de s'expliquer. Une accusation rejetée par Ed Balls, conseiller de Gordon Brown, qui exige des excuses de George Osborne.   Suite...

 
<p>Marcus Agius, pr&eacute;sident de Barclays lorsque des traders de la banque britannique manipulaient sciemment l'un des principaux taux d'int&eacute;r&ecirc;t mondiaux, est entendu mardi par des d&eacute;put&eacute;s sur un scandale qui menace d'&eacute;clabousser d'autres grands noms de la finance internationale. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett</p>