Pour le Medef, le gouvernement a tort de limiter les prix du gaz

mardi 10 juillet 2012 10h58
 

PARIS (Reuters) - La présidente de l'organisation patronale Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi que le gouvernement avait tort de limiter la hausse des tarifs de l'énergie, une mesure qui pourrait nuire, d'après elle, à la compétitivité de GDF Suez.

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho a annoncé lundi une hausse du gaz et de l'électricité limitée à l'inflation, soit 2%.

L'administration a saisi pour avis le Conseil supérieur de l'énergie et la Commission de régulation de l'énergie de ses projets d'arrêtés pour le gaz et l'électricité.

"Le gouvernement n'a pas raison quand il cherche à se substituer à la direction d'une entreprise", a estimé Laurence Parisot sur LCI.

"Nous avons une entreprise, GDF Suez, qui est en concurrence avec des entreprises mondiales, et cette entreprise, on a envie (...) qu'elle reste une entreprise leader, et même qu'elle devienne la numéro 1 à l'échelle de la planète dans son secteur", a-t-elle ajouté.

"Pour ça elle a besoin d'investir, elle a besoin d'être compétitive, et il ne faut pas la forcer d'une manière déconnectée du réel à avoir des prix qui ne correspondent pas à son financement et à ses besoins."

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé la semaine dernière que les prix du gaz n'augmenteraient pas au-delà de l'inflation, prenant le risque d'un nouveau conflit avec GDF Suez.

Le groupe a en effet réclamé une hausse de l'ordre de 5% en juillet avant, selon la presse, de revoir ses exigences à la baisse en demandant une augmentation de 4,1%.

Le Conseil d'Etat, saisi par GDF Suez, doit en outre se prononcer d'ici peu sur l'annulation d'un arrêté qui gelait les tarifs réglementés de vente de gaz naturel pour les ménages du 1er octobre au 31 décembre 2011.   Suite...

 
<p>La pr&eacute;sidente du Medef, Laurence Parisot estime que le gouvernement a tort de limiter la hausse des tarifs de l'&eacute;nergie, une mesure qui pourrait nuire, d'apr&egrave;s elle, &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute; de GDF Suez. /Photo d'archives/REUTERS/Stephen Hird</p>