Safran estime le financement des avions fluide malgré la crise

mardi 10 juillet 2012 08h21
 

par Cyril Altmeyer

FARNBOROUGH, Grande-Bretagne (Reuters) - Le financement des achats d'avions reste fluide car il est facile pour un constructeur aéronautique de proposer un appareil qu'une compagnie aérienne en difficulté ne peut plus payer à un autre client, a déclaré à Reuters le PDG du motoriste Safran, Jean-Paul Herteman.

Des craintes sur les financements des avions, apparues après le désengagement des banques européennes du secteur l'an passé à la suite de la crise financière, continuent à hanter le secteur aéronautique même si de nouveaux acteurs, comme des banques asiatiques, ont pris le relais.

"Si par malheur une compagnie ne peut plus opérer ses avions, l'avion se replace très facilement", a expliqué Jean-Paul Herteman, qui dirige également le Groupement des industries françaises aéronautique et spatiales (Gifas).

"L'avion est un actif liquide, ce qui permet aux banques de le financer sans prendre un risque inconsidéré", a-t-il ajouté. "C'est ce qui explique pourquoi, même dans des périodes où beaucoup de compagnies aériennes souffrent, l'activité de l'industrie continue à être solide parce qu'on replace assez facilement des avions."

La demande d'avions reste soutenue à la fois par la croissance attendue du trafic dans les pays émergents et par le remplacement des flottes vieillissantes aux Etats-Unis.

"On s'attend à une activité encore importante de vente dans les avions monocouloirs. Cela reste bien orienté", a observé Jean-Paul Herteman.

"On sent que beaucoup de compagnies américaines sont enclines à investir."

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<p>Jean-Paul Herteman, PDG du motoriste Safran, estime que le financement des achats d'avions reste fluide car il est facile pour un constructeur a&eacute;ronautique de proposer un appareil qu'une compagnie a&eacute;rienne en difficult&eacute; ne peut plus payer &agrave; un autre client. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>