Un Eurogroupe a minima

lundi 9 juillet 2012 07h25
 

par Robin Emmott et John O'Donnell

BRUXELLES (Reuters) - Un agenda surchargé, des dossiers très techniques et des dissensions au sein des 17 de la zone euro rendent très improbables des décisions spectaculaires lors de la réunion de l'Eurogroupe, lundi, estiment des responsables européens.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent mettre en musique les décisions prises lors du Conseil européen des 28 et 29 juin à Bruxelles pour tenter de trouver une solution durable à la crise financière européenne.

Ce sommet a notamment abouti à un accord de principe sur la mise sur pied d'une supervision commune des banques de la zone euro, condition préalable à une recapitalisation directe des banques via le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).

Cette avancée trouverait dans un premier temps à se matérialiser avec l'Espagne et Chypre, pays qui ont sollicité l'aide de leurs partenaires de la zone euro pour recapitaliser leur secteur bancaire, deux dossiers figurant désormais au menu de l'Eurogroupe.

Mais, pour ce qui concerne les banques espagnoles, il n'y aura pas de décision concrète faute d'avoir reçu le rapport des émissaires de la "troïka", a fait savoir le ministère allemand des Finances vendredi.

Les 17 veulent également user du MES, et avant lui de son prédécesseur le FESF (Fonds européen de stabilité financière), pour stabiliser les conditions d'emprunt des pays membres, en intervenant directement sur les marchés, l'Espagne et l'Italie étant concernées au premier chef.

Depuis lors, la Finlande et les Pays-Bas ont contesté la capacité du MES à acheter de la dette directement sur le marché secondaire.

Une opposition plus théorique que pratique toutefois car le traité gouvernant le MES autorise en cas d'urgence la prise de décision à une majorité de 85%. Pays-Bas et Finlande ensemble ne représentent que 8%.   Suite...

 
<p>Selon des responsables europ&eacute;ens, un agenda surcharg&eacute;, des dossiers tr&egrave;s techniques et des dissensions au sein des 17 de la zone euro rendent tr&egrave;s improbables des d&eacute;cisions spectaculaires lors de la r&eacute;union de l'Eurogroupe, lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Fran&ccedil;ois Lenoir</p>