Parisot sonne l'alerte sur les faillites des PME

dimanche 8 juillet 2012 16h20
 

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef Laurence Parisot a estimé dimanche qu'une vague de dépôts de bilan risquait de se produire d'ici la rentrée dans les petites et moyennes entreprises, alors qu'un phénomène semblable touche déjà les grandes entreprises, notamment l'automobile.

"Les trésoreries des entreprises sont toujours mises à mal pendant l'été et les carnets de commandes n'étant pas suffisamment garnis, il y a un très, très grand risque de dépôts de bilan significatifs, pour ne pas dire massifs, dans les PME, voire même dans certaines entreprises de taille intermédiaire", a déclaré la dirigeante de la confédération patronale française sur Europe 1 et I-télé.

A propos de PSA, qui envisage de supprimer jusqu'à 10.000 emplois, la présidente du Medef a par ailleurs paru dans un premier temps approuver une éventuelle action de l'Etat, mais son entourage a ensuite précisé à Reuters que ce n'est pas précisément ce qu'elle avait voulu dire.

"Il faut tout faire pour que nos marques automobiles françaises puissent surmonter ce moment difficile", avait-elle dit sur Europe 1 et I-télé alors qu'on lui demandait si elle approuvait une aide de l'Etat à PSA.

Un membre de son entourage a indiqué qu'elle voulait en fait dire qu'"il est de la responsabilité du gouvernement de définir une politique économique qui limite le risque de faillites".

A l'image de l'administration américaine qui s'est portée au secours de l'automobile américaine en 2008 et 2009, François Hollande devrait faire comprendre aux ouvriers que certaines usines et certains emplois disparaîtront à jamais, a-t-elle également estimé.

"Le président des Etats-Unis avait dit à l'époque, 'il y aura des emplois qu'on ne retrouvera pas, il y aura des usines qu'on ne rouvrira pas'", a-t-elle rappelé. "Je voudrais surtout que tout le monde comprenne que si on veut que ces entreprises soient à nouveau performantes et puissantes et leaders au niveau mondial, dans cinq ou dix ans, il faut accepter des ajustements, il faut accepter des restructurations", a-t-elle ajouté.*

Selon les syndicats, Peugeot pourrait supprimer jusqu'à 10.000 emplois en France et fermer le site d'Aulnay.

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<p>La pr&eacute;sidente du Medef Laurence Parisot a d&eacute;clar&eacute; que l'Etat devait agir face &agrave; la menace d'une vague de faillites et de plans de suppressions d'emplois d'ici la rentr&eacute;e aussi bien dans les grandes industries que dans les petites et moyennes entreprises. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>