Ventes en hausse pour les soldes d'été malgré la conjoncture

jeudi 5 juillet 2012 17h03
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Une semaine après le démarrage des soldes d'été, le bilan provisoire se révèle positif pour les ventes d'habillement malgré une conjoncture particulièrement déprimée.

A l'issue des six premiers jours de rabais, qui donnent traditionnellement de "la" de la tendance, le chiffre d'affaires des grandes chaînes de prêt-à-porter (Fédération des enseignes de l'habillement) était en progression de 12%, tandis que celui de l'Union du commerce de centre ville (UCV), regroupant les grands magasins, était en hausse de 10%, selon les chiffres publiés jeudi par l'Alliance du commerce.

Dans un marché de l'habillement plombé par la crise et qui a connu une chute historique de 17% au mois d'avril avec la pluie et l'attentisme précédant l'élection présidentielle, le beau temps a semble-t-il eu raison des hésitations des consommateurs.

"Nous avons été agréablement surpris", commente Jean-Marc Genis, président de la FEH, pour qui le "retour du beau temps a certainement joué" dans les intentions d'achat.

En repli continu depuis la crise de 2008, le marché français de l'habillement a reculé de 4,1% entre janvier et mai, selon les données de l'Institut français de la mode (IFM).

"La crise s'est installée, le contexte conjoncturel est plus qu'incertain, les volumes diminuent", constate Gildas Minvielle, responsable de l'observatoire économique de l'IFM.

Avec la dégradation de l'économie, les mesures d'austérité induites par la crise de la dette et la monté du chômage, les arbitrages des ménages ne se font guère en faveur des vêtements mais plutôt des produits technologiques, des vacances ou de la santé, explique Gildas Minvielle.

Depuis 2008, le marché a perdu 10% de sa valeur, totalisant aujourd'hui environ 27 milliards d'euros.   Suite...

 
<p>Une semaine apr&egrave;s le d&eacute;marrage des soldes d'&eacute;t&eacute;, le bilan provisoire se r&eacute;v&egrave;le positif pour les ventes d'habillement malgr&eacute; une conjoncture particuli&egrave;rement d&eacute;prim&eacute;e. /Photo prise le 27 juin 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>