Des postes de chercheurs menacés en France chez Sanofi

jeudi 5 juillet 2012 15h42
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, a présenté jeudi aux représentants des salariés du groupe un projet prévoyant notamment des suppressions de postes de chercheurs sur ses sites de Toulouse et de Montpellier, ont déclaré à Reuters des représentants syndicaux.

Le plan de restructuration du laboratoire devrait aussi toucher ses fonctions "support" (achats, comptabilité) et son activité vaccins, ont-ils précisé.

Sanofi, qui a déjà supprimé 4.000 postes entre 2009 et 2011, engage ainsi la déclinaison française d'un plan prévoyant deux milliards d'euros d'économies d'ici à 2015 et qui a déjà touché d'autres pays d'Europe ainsi que les Etats Unis.

Le groupe pharmaceutique emploie aujourd'hui quelque 28.000 personnes en France, soit un quart de ses effectifs mondiaux.

Un porte-parole a déclaré que Sanofi n'avait présenté aux représentants du personnel que "des pistes de réflexion sur les conditions de fonctionnement de la recherche dans les trois prochaines années".

Il a ajouté qu'aucun chiffre relatif aux effectifs n'avait été évoqué au cours de cette réunion mais la CFDT indique dans un tract distribué après la réunion du comité de groupe que "diverses sources internes et externes évoquent une fourchette allant de 1.200 à 2.500 salariés".

Selon le porte-parole de Sanofi, l'objectif du groupe est "de créer les conditions d'une nouvelle dynamique de la recherche, d'améliorer la compétitivité de Sanofi Pasteur et d'accroître l'efficacité des fonctions supports".

Il a ajouté que des discussions allaient maintenant s'engager avec les représentants du personnel qui devraient permettre de présenter un projet en septembre.   Suite...

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Sanofi, Chris Viehbacher, a pr&eacute;sent&eacute; jeudi aux repr&eacute;sentants des salari&eacute;s du groupe un projet pr&eacute;voyant notamment des suppressions de postes de chercheurs sur ses sites de Toulouse et de Montpellier, selon un &eacute;lu participant &agrave; cette r&eacute;union. /Photo prise le 8 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>