Finlande et Pays-Bas discutent l'accord du sommet de Bruxelles

lundi 2 juillet 2012 15h48
 

par Terhi Kinnunen

HELSINKI (Reuters) - La Finlande et les Pays-Bas, deux des pays les plus rigoristes en matière de discipline financière, ont exprimé lundi les premiers doutes sur la validité de l'accord conclu vendredi lors du sommet européen de Bruxelles pour aider l'Espagne et l'Italie.

Le gouvernement finlandais a informé son parlement qu'avec les Pays-Bas, il empêcherait le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter des obligations d'Etat sur le marché secondaire, une déclaration qui a affaibli l'euro et provoqué un léger tassement des marchés actions tandis que les emprunts d'Etat allemands regagnaient du terrain.

Plusieurs amorces de rebond des marchés ont tourné court ces derniers mois en raison du manque de précisions sur le contenu des accords annoncés et du risque de voir l'application de certaines mesures prendre du retard ou se heurter à l'opposition de certains pays membres de la zone euro.

Les Dix-Sept ont présenté vendredi matin à Bruxelles un accord censé empêcher l'extension de la crise à l'Espagne et à l'Italie, mais ils ont pour l'instant donné peu de détails sur les modalités de l'utilisation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du MES, appelé à lui succéder.

Dans un rapport adressé à une commission parlementaire, le gouvernement finlandais estime que des rachats d'obligations par le MES sur le marché secondaire nécessiteraient le feu vert unanime des Etats membres de la zone euro, ce qui semble improbable puisque la Finlande et les Pays-Bas y sont opposés.

Le rapport n'explicite pas la raison de cette apparente volte-face mais des diplomates de l'Union notent qu'une proposition finlandaise en faveur de l'émission par l'Espagne et l'Italie d'obligations "sécurisées", c'est-à-dire garanties par des actifs ou des recettes fiscales spécifiques, n'a pas été acceptée la semaine dernière.

Cette proposition visait à éviter à Helsinki d'exiger des collatéraux pour tout soutien financier à un Etat membre.

Un porte-parole du Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que la position exprimée sur le MES n'avait rien à voir avec le rejet de cette proposition.   Suite...

 
<p>La Finlande et les Pays-Bas, deux des pays les plus rigoristes en mati&egrave;re de discipline financi&egrave;re, expriment lundi les premiers doutes sur la validit&eacute; de l'accord conclu vendredi lors du sommet europ&eacute;en de Bruxelles pour aider l'Espagne et l'Italie. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski</p>