La Cour des comptes prône plus d'efforts pour réduire le déficit

lundi 2 juillet 2012 10h40
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Réduire le déficit public de la France à 4,4% du PIB fin 2012 et 3,0% fin 2013 comme prévu dans le programme de stabilité suppose d'accentuer l'effort sur les dépenses et des hausses d'impôts, estime la Cour des comptes dans son audit présenté lundi.

Selon la Cour, 6 à 10 milliards d'euros de recettes pourraient manquer pour tenir l'objectif cette année. Pour 2013, l'ajustement nécessaire est tel qu'une hausse temporaire d'impôt type TVA ou CSG pourrait être envisagée, ajoute-t-elle.

"La mise en oeuvre d'une trajectoire de retour des comptes publics à l'équilibre d'ici 2016-2017 est un élément central de la crédibilité de notre pays", note la Cour.

Son audit s'appuie sur la prévision d'un déficit à 4,4% en 2012 et la date de 2016 pour le retour à l'équilibre, qui figurent dans le programme de stabilité du précédent gouvernement.

Il ne prend pas en compte le programme de François Hollande ni les mesures annoncées depuis son élection.

François Hollande a dit prévoir un déficit à 4,5% fin 2012 (après 5,2% fin 2011), 3,0% fin 2013 et l'équilibre fin 2017, ce qui serait une première pour un gouvernement français depuis 1974.

Selon la Cour des comptes, le risque de 6-10 milliards d'euros sur les recettes en 2012 s'explique par un trop grand optimisme sur la réaction des recettes à la croissance, en particulier pour l'impôt sur les sociétés, et par le ralentissement de la croissance elle-même.

Le risque sur les dépenses du budget général est estimé entre 1,2 et 2 milliards d'euros, un montant comparable à ceux des exercices précédents, que la Cour recommande de neutraliser en redéployant des crédits.   Suite...

 
<p>Dans son audit publi&eacute; lundi, la Cour des comptes estime que la r&eacute;duction du d&eacute;ficit public &agrave; 4,4% du PIB fin 2012 et 3,0% fin 2013 comme pr&eacute;vu dans le programme de stabilit&eacute; suppose d'accentuer l'effort sur les d&eacute;penses et des hausses d'imp&ocirc;ts. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>