La Banque d'Angleterre incite les banques à prêter davantage

vendredi 29 juin 2012 12h35
 

LONDRES (Reuters) - Les banques britanniques ne doivent pas hésiter à puiser dans leurs copieuses liquidités pour assurer un flux régulier de crédits dans une économie frappée de récession, estime la Banque d'Angleterre.

Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière publié vendredi, la banque centrale observe que les perspectives financières se sont dégradées en raison, notamment, des problèmes de la zone euro.

Pour son gouverneur, Mervyn King, ces problèmes sont profondément structurels et ne sont pas du type de ceux que les autorités britanniques peuvent résoudre.

Ils exigent des banques qu'elles relèvent momentanément leurs niveaux de fonds propres en raison de "menaces exceptionnelles".

"Les avoirs des banques britanniques d'actifs très liquides ont triplé depuis la fin 2008, assurant une protection importante. Dans l'éventualité d'un choc de liquidité à court terme, les banques britanniques pourraient réduire ces réserves", explique la banque centrale dans son rapport.

La BoE évalue à 500 milliards de livres (620 milliards d'euros) environ l'ensemble des liquidités du secteur bancaire britannique et les actifs détenus aux fins de liquidité sont essentiellement de la dette publique à courte échéance.

Les banques ont constitué ces matelas pour s'épargner le sort de Northern Rock, nationalisée en 2007.

Le rapport de la BoE est publié alors que les quatre principales banques britanniques ont accepté de verser des dédommagements à certains de leurs clients, en l'occurrence des PME, pour les avoir mal informées sur des produits de couverture de taux.

En outre, Barclays devra verser 453 millions de dollars de dédommagements en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour mettre fin à une procédure pour manipulation du taux interbancaire Libor.   Suite...

 
<p>Pour la Banque d'Angleterre, les banques britanniques ne doivent pas h&eacute;siter &agrave; puiser dans leurs copieuses liquidit&eacute;s pour assurer un flux r&eacute;gulier de cr&eacute;dits dans une &eacute;conomie frapp&eacute;e de r&eacute;cession. /Photo prise le 15 juin 2012/REUTERS/Paul Hackett</p>